Avec l’approche de la date du 22 décembre 2009 : les choses se compliquent pour Tandja


Après avoir tripatouillé la constitution nigérienne du 09 août 1999, le Président de la République du Niger Mamadou Tandja a invité «le peuple nigérien» à voter une nouvelle constitution le 04 août 2009. Bien avant l’organisation de ce référendum qui a été largement contesté tant au niveau national qu’international, le président Tandja Mamadou a procédé d’une manière illégale à la dissolution de la Cour Constitutionnelle nigérienne. Motif : la cour constitutionnelle n’a pas autorisé la tenue du référendum du 04 août 2009. L’assemblée Nationale en exercice dont le mandat prend fin en fin de cette année 2009 a elle aussi été dissoute. Conséquences : le pays s’est retrouvé dans une situation d’instabilité puisqu’aucune institution désormais n’arrête Tandja dans son projet de prolongation de son mandat au-delà du mandat constitutionnel qui fixe la date de son départ au 22 décembre 2009. Bien évidemment, les réactions et les condamnations des organisations nationales et internationales ne se sont pas faites attendre. Le comble, c’est qu’au moment où toutes ces menaces planaient sur le Niger et son peuple, le Président Tandja a organisé des élections législatives le 20 octobre 2009. Mais aussi, il projette d’organiser les municipales le 27 décembre prochain.

Aujourd’hui, la situation est très critique, avec successivement la suspension du Niger des organisations sous-régionales (CEDEAO), la suspension de la participation des députés nigériens des autres organisations comme l’OIF, l’Union Africaine, etc…

Chaque jour d’avantage, la situation du Niger se complique avec le gèle par l’Union Européenne de son aide au développement qui se chiffre à 450 millions d’euros. Mieux, les Etats-Unis d’Amérique ont suspendu aussi leur aide au développement de plus de 15, 5 millions de dollars.

L’inquiétude des populations nigériennes par rapport à cette épreuve périlleuse à laquelle nous soumettent le Président Tandja Mamadou et ses partisans est grande. Le comble dans toute cette histoire, c’est que ces soldats de cette «refondation» tant chantée au peuple nigérien ne perçoivent pas à sa juste valeur, cette menace des lendemains incertains pour le Niger.

Les organisations politiques et syndicales nigériennes étaient dans les rues ce dimanche 13 décembre 2009 pour protester contre ce qu’ils appellent l’instauration d’un régime autocratique au Niger.

A suivre ……

Ibou

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :