Disqualifié par le Secrétariat général : Le Colonel Petitot proteste et porte plainte

Parmi les protagonistes au poste de Secrétaire Général du SNAD lors du dernier congrès, le Colonel des douanes Amadou Petitot Oumarou a été pressenti comme l’un des adversaires les plus redoutables du Colonel Ibrahim Yacouba, tout comme au congrès de 2006.

Dans nos précédentes publications, nous évoquons les reports intempestifs 6 mois durant de la date de tenue du congrès, avant que le BEN ne soit contraint par des militants préoccupés par le comportement d’un bureau qui n’assurait plus ses fonctions de défense des intérêts matériels et moraux des militants.

C’est pour minimiser les risques d’échec que le BEN avait décidé de s’en prendre à la candidature potentielle de Colonel Petitot sur la base de rumeurs allant jusqu’à susciter des rencontres avec la hiérarchie douanière sommée de cesser toute implication dans la tenue du 14ème congrès et accusant personnellement le Directeur Général des douanes de faire la promotion d’un agent « qui n’est plus militant du SNAD ».

Dans sa lettre du 22 décembre 2009, le BEN affirme que l’intéressé a volontairement démissionné depuis le 04 décembre 2006.

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La 6ème République cherche de l’argent pour joindre les deux bouts

Selon toute vraisemblance, l’Etat du Niger a quelques difficultés financières. Pour le moment, ce sont les fournisseurs qui le constatent. Pour le dernier trimestre de l’année 2009, il n’y avait pas eu d’ouverture de crédit, sauf pour quelques services prioritaires qui avaient reçu un petit quelque chose pour assurer leur fonctionnement. Nous sommes maintenant presque à la fin du mois de janvier 2010 et les services de l’Etat attendent toujours l’ouverture de crédit pour faire face à des dépenses urgentes qui s’accumulent. En clair, les conséquences de la suspension de l’aide budgétaire de l’Union Européenne commencent à se faire sentir.

Où trouver donc de l’argent pour pallier la fermeture du robinet de l’UE puisque l’Etat ne mobilise pas suffisamment de ressources internes et que la vente de l’uranium, malgré le rehaussement du prix, ne rapporte pas encore de quoi couvrir même les besoins de l’Etat ?

Pour la mise en valeur des gisements uranifère de Imouraren et pétrolier d’Agadem, il faut attendre 2012 avant que la manne ne commence à tomber. Mais avant, la 6ème République, ou disons la transition pour la mise en œuvre de la Refondation de la République ait de l’argent pour fonctionner et cela, sans l’aide des partenaires qui finançaient en grande partie le fonctionnement de l’Etat et en contre partie lui dictaient la conduite à tenir ; ce que le président Tandja ne peut pas accepter, décidé qu’il est à refonder la République contre l’avis de la Communauté internationale.

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Congrès de l’ANDP-ZAMAN Lahiya: L’affaire ANDP risque de se trouver devant les tribunaux

Le bateau ANDP commence à tanguer. Après l’échec du premier consensus, les choses ne semblent pas s’arranger, malgré l’appel du parti à la cohésion pour rester solidaire avec l’esprit de son défunt père fondateur Adamou Moumouni Djermakoye. Le candidat issu de ce consensus, désapprouvé par le congrès, ne veut pas s’arrêter là. Réclamant la légitimité et la légalité en sa faveur, Amadou Bagnou entend user de tous les moyens légaux pour démontrer qu’il est le président légal de l’ANDP après avoir battu, dit-il tous ses rivaux. L’affaire risque de se déboucher vers les tribunaux.

Le 16 janvier 2010, c’est un rappel, l’Alliance Nigérienne pour la Démocratie et le Progrès ANDP-ZAMAN LAHIYA a tenu un congrès extraordinaire à Dosso en vu de procéder à l’élection d’un nouveau Président qui succédera ainsi à l’homme du consensus Feu Moumouni Adamou Djermakoye, décédé le 14 juillet 2009, alors qu’il prenait héroïquement part au meeting organisé par le Front pour la Défense de la Démocratie (FDD) à la Place Toumo.

Il faut rappeler que le FDD a vu le jour au lendemain de l’annonce faite par le président Tandja de soumettre à l’approbation populaire une nouvelle constitution qui puisse lui octroyer un bonus de trois ans, après son dernier mandat constitutionnel qui prenait fin le 22 décembre 2009. Jugée anticonstitutionnelle par l’immense majorité de nigériens, cette entreprise est présentée comme une remise en cause des acquis démocratiques. Ce qui du reste a amené un certain nombre de partis politiques, d’organisations de la société civile et des structures syndicales à mettre en place un front pour la défense de la démocratie dans le but de combattre ce projet de Tandja.

Depuis la disparition du père fondateur de l’ANDP-ZAMAN LAHIYA, l’intérim du parti est assuré par Monsieur Issa Moussa décèdé deux jours après le congrès avorté. Après un premier report de la tenue de ce congrès extraordinaire, celui-ci a finalement eu lieu, le 16 janvier dernier à Dosso. Au départ cinq candidats étaient en lice: il s’agit de Amadou Nouhou, ancien ministre des Transports et de l’Aviation Civile, Moussa Issa, l’intérimaire, Amadou Bagnou, Dan Didjé, un opérateur économique et ancien député et Ali Seïni Gado ancien ministre de la Fonction Publique et de l’Emploi. Parmi ces candidats, deux figurent en bonne place, à savoir Ali Seïni Gado et Amadou Nouhou. C’est en tout cas les noms de ces deux poids lourds du parti qui reviennent sur toutes les lèvres. A l’ouverture du congrès trois candidats ont été officiellement présentés à la plénière après le retrait de deux candidats, à savoir Sani Ousmane dit Dan Didjé et Issa Moussa.

Ainsi, les délégués ont aussitôt exigé que l’élection du nouveau président se fasse par consensus. Après des pourparlers, le candidat Amadou Bagnou a recueilli la faveur de ses camarades. Mais c’est sans compter avec la vigilance d’autres délégués du parti qui voulaient que leur parti soit dirigé par celui là qui peut continuer les œuvres du père fondateur. Non sans passer par des faux-fuyants, l’immense majorité des délégués vont violemment opposer une fin de non recevoir au choix porté sur la personne de Amadou Bagnou soupçonné par certains candidats d’être à la solde du Tazartché. Selon certains témoins oculaires, cette recherche de compromis n’ayant pas abouti a fini par se transformer en une scène de bagarre et de persiflages politiques. Dans les différents camps proches des différents candidats la méfiance est de mise. Chacun considère l’autre comme le candidat du pouvoir ou de l’opposition. Cette crainte est aussi sentie chez tous les participants qui s’interrogeaient sur le candidat à même de poursuivre l’esprit de consensus qu’a toujours défendu le Père-fondateur.

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Syndicat National des Agents des Douanes: Un ancien responsable du SNAD aux abois!

En décembre 2009, le Syndicat National des Agents des Douanes (SNAD) a tenu son 14ème congrès statutaire à Niamey. A l’issu de ce congrès, l’ensemble de membres du Bureau Exécutif National sortant ont été reconduits pour un autre mandat de trois ans sous la responsabilité du Secrétaire Général le Colonel Ibrahim Yacouba, réélu démocratiquement avec 66 voix contre 45 pour son challenger. Seulement, certains militants de ce syndicat, non contents de ce plébiscite, s’acharnent à trouver des poux sur une tête rasée en louant les services de certains confrères pour semer le bordel. Parmi ces militants, figurent malheureusement un ancien responsable de la structure des agents de douanes.

Cet ancien responsable syndical, comme tous les opportunistes qui ont pris goût à manger dans la marmite de la refondation, n’a tiré aucune leçon suite à l’échec de son mentor lors de ce dernier congrès du SNAD. Ce vil tazarchciste fait feu de tout bois. Hier, totalement méconnu par les Nigériens, ce personnage, pour le moins déboussolé et emparé par son instinct « ventriculaire » aiguisé par l’appétit de tazartché, va en guerre dans l’anonymat contre l’ensemble de la presse nigérienne.

Cet homme à l’allure du caméléon avait, au début de la refondation, accusé à l’époque le régime de la 5ème république de vouloir monter une farouche cabale contre sa personne. Il envahissait à longueur de journées tous les organes de la presse privée pour se faire entendre. Mais, la presse était loin d’imaginer, à l’époque, que cet acteur de la société civile qu’elle avait soutenu et accompagné tout au long de sa dure épreuve est un véritable fossoyeur de la démocratie, un monstre ou un diable tout court.

Mais en réalité, c’est mal connaître cet ancien responsable du SNAD qui est un véritable opportuniste, les circonstances changeant les êtres humains. Il n’avait aucune conviction et principe, à en s’appuyer sur ses sorties malencontreuses ces dernières semaines, défendant bec et ongle la refondation que tous les Nigériens ou presque s’accordent à reconnaître son méfait pour la démocratie et la bonne gouvernance. Ce syndicaliste-mercenaire est aujourd’hui à la trousse de toute la presse nigérienne qu’il pense humilier. En effet, en concert avec un confrère de la place, il a cru bon de publier un état de paiement des dépenses effectuées dans le cadre de la Communication du SNAD.

L’objectif visé à travers cette publication était de nuire à l’équipe dirigeante du SNAD qu’il accuse avec ses co-équipiers de gangsters, de mauvaise gestion du budget de la structure syndicale. Un montant de plus de 29 millions dépensé par le SNAD pour la communication qui selon lui, ne devrait pas être dépensé pour la presse.

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COMMEMORATION DE LA JOURNEE MONDIALE CONTRE LE CANCER DU 04 FEVRIER 2010: L’ONG «Tous Unis Contre le Cancer» du Niger se mobilise

Le 04 février prochain, le monde entier célèbrera la journée internationale de lutte contre le cancer. A cette occasion, l’ONG TUCC organisera une conférence publique au Grand Hôtel de Niamey, sur le tabagisme passif à l’attention des élèves, parents d’élèves et enseignants 04 février prochain, avec un message clair : «la fumée passive est un danger majeur pour votre santé et celle de votre famille. Il n’y a pas d’exposition à la fumée passive sans danger. Offrez à votre enfant une enfance sans fumée.». Cette conférence verra par la participation de la Ministre de la Santé Publique, qui prononcera un discours. Plusieurs thèmes liés aux cancers du poumon, de la foie et du tabagisme passif seront développés par d’éminents conférenciers

Le cancer, il faut le rappeler est un fléau mondial aujourd’hui qui affecte plusieurs dizaines de personnes. Les causes de cette maladie sont multiples. Parmi celles-ci on cite le tabagisme. Ainsi, il ressort, selon les praticiens de la santé, que ce sont plus de 700 millions d’enfants dans le monde qui sont exposés au cancer du seul fait qu’ils respirent à longueur de journée un air contaminé par le tabac. Ces 700 millions d’enfants sont exposés inutilement à la fumée de tabac environnementale.

Au Niger, l’ONG «Tous Unis contre le Cancer» se met en ordre de bataille pour contribuer efficacement à la lutte contre le cancer. Il faut noter que cette ONG a vu le jour depuis 2003 et a été reconnue par N°296/MI/D/DGAPJ /DLD du 4 septembre 2003. Depuis lors, ce sont plusieurs activités qui ont été menées par cette structure dans le cadre de l’éradication du cancer à travers le monde en général et le Niger en particulier. C’est ainsi qu’en partenariat avec l’Union Internationale Contre le Cancer, une grande campagne a été lancée sur une période de 5 ans (2008-2012) dont l’objectif principal est la prévention du cancer. A travers la sensibilisation des uns et des autres sur le danger que constitue la fumée pour la santé et en générant un mouvement mondial pour sensibiliser davantage de personnes aux dangers du fait de fumer en présence d’enfants et mobiliser les citoyens, les écoles, les communautés et les associations bénévoles autour d’initiatives locales afin de favoriser les environnements sans fumée pour les enfants (ménages, véhicules, garderies, écoles, grands-parents), les responsables de l’ONG sont sûrs que cette campagne engagée portera ses fruits. Compte tenu des résultats enregistrés depuis le lancement de cette campagne, la Journée mondiale contre le cancer, du 4 février 2010, est consacrée a la poursuite de la campagne de l’UICC instituée en 2008 pour les 5 ans “N’enfumez pas mon enfance!”

Mais pour que cette campagne soit menée à bon terme et il est nécessaire que les gouvernements et le public en général prennent la mesure de la chose en contribuant systématiquement à mettre tous les garde-fous nécessaires afin d’accompagner les structures œuvrant dans le domaine de la lutte contre le cancer. Parmi ces dispositions, l’ONG TUCC préconise d’encourager l’appui à la Convention-cadre pour la lutte antitabac (CCLAT) de l’OMS (Document A/FCTC/COP/2/7), en particulier en ce qui concerne l’article 8 (protection contre l’exposition à la fumée du tabac), mais aussi la mise en œuvre de la loi anti-tabac que le Niger a adopté.

Ibrahim Amadou

Le Ministre de l’intérieur interpellé par rapport à une Obstruction à l’exécution d’une décision de justice

La justice nigérienne a encore beaucoup de défis à relever. Dans nos campagnes, des interférences liées souvent à l’ignorance et dans certains cas au simple abus de pouvoir font que certaines personnalités font malheureusement obstacle à l’exécution des décisions de justice. C’est le cas de cette situation qui défraie la chronique dans la région de Zinder notamment à Gouré où un agent des Forces Nationales d’Intervention et de Sécurité s’est énergiquement érigé contre une décision de justice.

L’affaire remonte à 2003, où le nommé Al Hadji Mohamed Tahar Salé, alors en exode en territoire libyen, a été agressé à coup de couteau dans la ville de Sebha par un compatriote répondant au nom de Aboubakar Mohamed Issa. L’agressé n’aura la vie sauve que grâce à l’intervention prompte des forces de l’ordre libyenne qui l’ont évacué d’urgence dans un service hospitalier approprié. Pendant que l’agresseur sera pris par la police et remis à la justice, Mohamed Tahar Salé suivra des soins intensifs au niveau de l’hôpital où il sera sauvé in extremis des profonds coups de couteaux qu’il a reçus sur différentes parties de son corps. Mais aussitôt libéré de l’hôpital, il sera assailli par des sollicitations des parents de l’agresseur afin qu’il retire sa plainte alors même que la justice libyenne a formellement établi sa culpabilité et qu’il risquait une peine lourde face à l’extrême gravité de son acte.

Après plusieurs vaines tentatives, une médiation sera engagée sous la direction du consul général du Niger à Sebha entre la victime et les parents directs de l’agresseur. Les conciliabules vont aboutir à une transaction selon la coutume toubbou. L’agresseur doit payer une diyya (prix du sang) de 33 chameaux après un délai d’un an au profit de la victime. Monsieur Issa Malam Hamed, oncle paternel de l’agresseur s’engagera par écrit devant l’instance coutumière à payer les chameaux en question. A la suite de cet accord, la victime va retirer sa plainte afin de faire libérer Aboubakar Mohamed Issa. Ce qui fut fait par les services judiciaires libyens, sur la base de l’accord en question.

A l’épuisement du délai d’une année pris dans l’engagement, la victime va réclamer ses chameaux auprès de l’oncle de l’agresseur signataire de l’accord pris devant le consul du Niger à Sebha. L’affaire va mal tourner, Issa Malam Hamed va nier tout engagement dans la transaction coutumière.

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prochaines discussions du mois de fevrier : A Abdul Salami et la multitude des voix MPRR

La majorité au pouvoir MPRR a clos ses rounds de pourparlers vendredi 22 janvier dernier sans trouver le moindre consensus minimum relatif au document de propositions de sortie de crise soumis en débat par le médiateur de la CEDEAO Abdul Salami Abubakar.

Samedi 23 janvier dernier, une déclaration devait sanctionner les consultations marathons qui ont duré plus d’une semaine à la salle de la commission des finances de l’Assemblée Nationale où le MPRR a érigé son quartier général, sans succès. Aucun communiqué du MPRR n’est intervenu. Des sources proches de la majorité au pouvoir, on apprend que le Président Tandja Mamadou a tout simplement ordonné l’abandon de toute déclaration dans ce sens. Il faut dire que l’alliance MPRR avait difficilement convenu d’un projet de déclaration qui a été communiqué au Premier Ministre Ali Badjo Gamatié qui ne semble pas l’avoir trouvé à son goût. Toujours est-il que le Premier Ministre va rejeter le projet de déclaration élaboré par le MPRR pour rédiger un autre projet de déclaration qui devait être la déclaration de l’alliance au pouvoir. Bisbilles et remue-ménage au sein de l’équipe du pouvoir vont courir. Tandja Mamadou va ordonner à son équipe l’abandon de toute déclaration.

Rien aussi du côté du MPRR, apprend-on sur le délai du 26 janvier fixé par Abdul Salami pour communiquer les propositions relatives aux suggestions qu’il a faites aux deux parties par rapport à ce qui devait constituer l’ébauche d’une feuille de route de sortie de crise. La partie MPRR n’a émis aucune réaction, aucune position n’a été communiquée au médiateur de la CEDEAO. Le pouvoir de Niamey s’en tient-il à, sa première annonce, c’est-à-dire la maintien de la légalité des institutions de la 6ème République (ce qui reste très plausible) ou adhère-t-il aux suggestions du médiateur sur la définition d’une transition ? La question reste entière.

De son côté, on apprend que l’opposition CFDR a fait parvenir au médiateur de la CEDEAO ses réflexions le lundi 25 janvier dernier. Toutefois, rien n’a encore filtré sur le contenu des observations transmises à Abdul Salami par l’opposition.

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