Disqualifié par le Secrétariat général : Le Colonel Petitot proteste et porte plainte


Parmi les protagonistes au poste de Secrétaire Général du SNAD lors du dernier congrès, le Colonel des douanes Amadou Petitot Oumarou a été pressenti comme l’un des adversaires les plus redoutables du Colonel Ibrahim Yacouba, tout comme au congrès de 2006.

Dans nos précédentes publications, nous évoquons les reports intempestifs 6 mois durant de la date de tenue du congrès, avant que le BEN ne soit contraint par des militants préoccupés par le comportement d’un bureau qui n’assurait plus ses fonctions de défense des intérêts matériels et moraux des militants.

C’est pour minimiser les risques d’échec que le BEN avait décidé de s’en prendre à la candidature potentielle de Colonel Petitot sur la base de rumeurs allant jusqu’à susciter des rencontres avec la hiérarchie douanière sommée de cesser toute implication dans la tenue du 14ème congrès et accusant personnellement le Directeur Général des douanes de faire la promotion d’un agent « qui n’est plus militant du SNAD ».

Dans sa lettre du 22 décembre 2009, le BEN affirme que l’intéressé a volontairement démissionné depuis le 04 décembre 2006.

Question : pourquoi le SG qui prétextait dans sa campagne ne plus vouloir rempiler s’était-il senti obligé de s’en prendre à un camarade dont le seul tort était de vouloir postuler au BEN ?

Les militants du SNAD n’ont-ils pas les mêmes droits de se faire élire aux postes du bureau exécutif ?

Le Colonel Petitot se voit interdit par la lettre n°181/SNAD/09 de participer aux activités du SNAD en l’occurrence le congrès qui était l’unique activité en vue.

Accusé de soutenir ce camarade, le DGD, sous la menace du BEN s’est mobilisé pour empêcher au Camarade Petitot la jouissance de ses droits syndicaux en violation des dispositions statutaires qui régissent le SNAD.

Or, la lettre prétextée par le BEN en date du 04 décembre 2006 était conforme à l’esprit du débat animé par le 13ème congrès compte tenu des conditions floues dans lesquelles étaient prises deux graves décisions notamment celle de la désaffiliation de la CDTN et celle du rehaussement de la cotisation syndicale portée à 5.000 francs CFA par mois.

Pourquoi le BEN viole-t-il les dispositions de la République du Niger allègrement dans le prélèvement des cotisations ?

Avant le SNAD, des syndicats comme le SNEN, le SUSAS et bien d’autres avaient déjà institué le check-off comme voie de prélèvement des cotisations syndicales. Toutefois, ces différents syndicats se conforment aux textes en vigueur en matière de prélèvement sur les revenus des travailleurs qui requiert l’existence d’une preuve matérielle de son propre accord préalable au paiement. La cotisation syndicale est une créance dont l’existence doit être matérialisée par un acte écrit de l’adhérent attestant son consentement. En l’absence de ce document (procuration), le prélèvement forcé des cotisations du SNAD, en fait, ni plus ni moins qu’une simple taxe.

Pourquoi la DGD se complait-elle dans une situation de violation de la loi en abusant de son rôle de caissier des revenus des agents qu’elle livre illégalement à des ponctions abusives ?

L’absence de contrôle des militants est une source de mauvaise gestion permettant au BEN de disposer royalement de fonds abondants qu’il utilise et distribue à sa guise.

Pourquoi la DGD, en tant qu’administration publique, applique t-elle des desideratas de certains individus ou groupes tandis que d’autres administrations du même Ministère et pour les mêmes situations exigent des modalités particulières à l’égard d’autres syndicats ?

La rupture d’égalité flagrante créée par la DGD doit cesser au profit d’un retour à l’orthodoxie financière et comptable en matière de prélèvement des cotisations syndicales.

La réaction du Colonel Petitot n’était pas isolée car d’autres militants de plus en plus nombreux ont demandé à mettre un terme au prélèvement à la source de leurs cotisations. Ces réactions n’ont suscité aucun débat au sein du BEN qui doit gérer désormais la grogne des militants qui se plaignent d’abus de toute sorte.

Pour revenir au cas Colonel Petitot, notons qu’en dépit de la régularisation de sa situation intervenu le 21 décembre 2009 par le versement de la somme de 180.000 FCFA couvrant toute la période du mandat écoulé, on ne peut pas comprendre l’acharnement du BEN contre ce militant à travers les menaces proférées à l’endroit du DG par le SG dans sa lettre du 22 décembre 2009.

Alors que les statuts demandent uniquement à être à jour au moment du congrès, pourquoi nier leurs droits aux militants en situation régulière ? C’est pourquoi le candidat Petitot entend engager des actions et utiliser toutes les voies de droit pour le rétablissement de la vérité.

D’ores et déjà, l’intéressé a introduit en date du 15 janvier 2010 une lettre adressé au SG du SNAD dans laquelle il relève toute la grossièreté de l’attitude du BEN à son égard dans le but d’éliminer sa candidature.

Paru dans le Témoin N°324

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