Syndicat National des Agents des Douanes: Un ancien responsable du SNAD aux abois!


En décembre 2009, le Syndicat National des Agents des Douanes (SNAD) a tenu son 14ème congrès statutaire à Niamey. A l’issu de ce congrès, l’ensemble de membres du Bureau Exécutif National sortant ont été reconduits pour un autre mandat de trois ans sous la responsabilité du Secrétaire Général le Colonel Ibrahim Yacouba, réélu démocratiquement avec 66 voix contre 45 pour son challenger. Seulement, certains militants de ce syndicat, non contents de ce plébiscite, s’acharnent à trouver des poux sur une tête rasée en louant les services de certains confrères pour semer le bordel. Parmi ces militants, figurent malheureusement un ancien responsable de la structure des agents de douanes.

Cet ancien responsable syndical, comme tous les opportunistes qui ont pris goût à manger dans la marmite de la refondation, n’a tiré aucune leçon suite à l’échec de son mentor lors de ce dernier congrès du SNAD. Ce vil tazarchciste fait feu de tout bois. Hier, totalement méconnu par les Nigériens, ce personnage, pour le moins déboussolé et emparé par son instinct « ventriculaire » aiguisé par l’appétit de tazartché, va en guerre dans l’anonymat contre l’ensemble de la presse nigérienne.

Cet homme à l’allure du caméléon avait, au début de la refondation, accusé à l’époque le régime de la 5ème république de vouloir monter une farouche cabale contre sa personne. Il envahissait à longueur de journées tous les organes de la presse privée pour se faire entendre. Mais, la presse était loin d’imaginer, à l’époque, que cet acteur de la société civile qu’elle avait soutenu et accompagné tout au long de sa dure épreuve est un véritable fossoyeur de la démocratie, un monstre ou un diable tout court.

Mais en réalité, c’est mal connaître cet ancien responsable du SNAD qui est un véritable opportuniste, les circonstances changeant les êtres humains. Il n’avait aucune conviction et principe, à en s’appuyer sur ses sorties malencontreuses ces dernières semaines, défendant bec et ongle la refondation que tous les Nigériens ou presque s’accordent à reconnaître son méfait pour la démocratie et la bonne gouvernance. Ce syndicaliste-mercenaire est aujourd’hui à la trousse de toute la presse nigérienne qu’il pense humilier. En effet, en concert avec un confrère de la place, il a cru bon de publier un état de paiement des dépenses effectuées dans le cadre de la Communication du SNAD.

L’objectif visé à travers cette publication était de nuire à l’équipe dirigeante du SNAD qu’il accuse avec ses co-équipiers de gangsters, de mauvaise gestion du budget de la structure syndicale. Un montant de plus de 29 millions dépensé par le SNAD pour la communication qui selon lui, ne devrait pas être dépensé pour la presse.

Mais sans compter l’importance de la communication. Que valent 29 millions FCFA de communication sur un budget de plus de 335 millions en trois ans et demi? Ce syndicaliste de mauvais alois ne voit que le butin de sa lutte: le manger, car il a beaucoup souffert depuis son retour de son séjour forcé dans une localité éloignée du pays. Pour l’information de ce douanier réduit aujourd’hui à sa plus simple expression, dans la sous-région, certains organes de presse ont un budget de fonctionnement annuel de l’ordre de plus de 100 millions de CFA. Même au Niger, ce montant de 29 millions de FCFA représente une part négligeable des recettes de couvertures médiatiques de certains organes de presse en une année. En voulant salir les membres du BEN/SNAD, cet aventurier, plongé à jamais dans la mésaventure, veut jeter le discrédit sur l’ensemble de la presse nigérienne.

Au fait, qu’est-ce qui gène notre cher syndicaliste mis à la touche au point de s’attaquer aux membres du bureau et à la presse publique et privée? En réalité, le Bureau Exécutif National du Syndicat National des Agents des Douanes a réussi là où lui il a sérieusement échoué. Aujourd’hui, le SNAD est connu sur toute l’étendue du territoire national et relevé beaucoup de défis. Il dispose de son propre siège, de son statut autonome, d’un compte bancaire et suscite beaucoup d’admiration dans la sous-région. Autant de succès que l’ancien responsable du SNAD n’a pas pu réaliser, lui qui se croyait peut-être compétent avant de se dévoiler la face avec l’avènement de la refondation qu’il a de la peine à intégrer. Voilà, ce qui ferme les yeux de ce tazartchiste qui tire sur tout ce qui bouge pour se faire de la place dans un système qu’il a trouvé condamné. Il mettra du temps avant d’en arriver puisque, comme le dit un adage de chez nous, « sara da sassaka bayhana gamji toho », littéralement « L’élagage et l’écorçage d’un fromager ne l’empêchent pas de se re-bourgeonner ».

Moctar Gazoby

Paru dans le Journal Transparence N°40 du 28 Janvier 2010

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