BENIN: Déclaration de « l’Union fait la Nation » sur la situation au Niger

Par de grandioses manifestations de rue, les forces de progrès des partis politiques et de la société civile ont empêché l’instauration d’un régime totalitaire dans la République sœur du Niger ;

Bravant les intimidations ainsi que les détentions arbitraires, des journalistes ont poursuivi leur lutte pour la sauvegarde des libertés d’opinion et d’expression au Niger ;

Par des actions répétées à l’intérieur et à l’extérieur du pays, les Partis politiques ont confirmé leur engagement, au sein du peuple nigérien, pour la défense du pluralisme politique et de la démocratie ;

Par sa mobilisation générale et constante, le peuple nigérien a manifesté son attachement au respect des institutions, à leur bon fonctionnement et à la sauvegarde de leur indépendance ;

Par ces actions multiformes, le peuple nigérien a opposé une farouche résistance à l’instauration de la dictature et à la confiscation de tous les pouvoirs ;

L’ Union fait la Nation adresse ses vives félicitations aux filles et fils du Niger, à tous les démocrates pour leur détermination qui a mis en échec le coup de force « constitutionnel » que le Président Mamadou Tanja perpétrait froidement. Elle salue leur courage qui servira d’exemple à tous les peuples en lutte contre les dictatures, sous toutes leurs formes.

http://illassa-benoit.over-blog.com/article-benin-declaration-de-l-union-fait-la-nation-sur-la-situation-au-niger-45488640.html

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LETTRE OUVERTE AUX NOUVELLES AUTORITES DE LA REPUBLIQUE DU NIGER

Chers frères en armes du NIGER,

Comme vous le savez, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest du continent africain, tous les peuples épris de liberté ont applaudit votre arrivée au pouvoir, contrairement aux apparatchiks de l’U.A., des Nations Unies et de l’Union Européenne.

La démonstration de la rue nigérienne a parlé en votre faveur samedi dernier. L’opposition béninoise, que je représente, vous a adressé une lettre de soutien. Par conséquent, nous adhérons totalement à votre décision salutaire pour le peuple frère du Niger.

Toutefois, pour parfaire votre action et avant la transition démocratique souhaitable au Niger, nous vous demandons de bien vouloir dénoncer certains accords signés par le despote TANDJA.

Parmi ces accords qui nous préoccupent, figurent la concession du dernier gisement de l’Uranium accordée à la société française AREVA et l’O.C.B.N. donnée en guise de remerciement à la françafrique par le tandem Yayi Boni/Tandja.

En effet, eu égard au délestage récurrent dans notre sous-région, avec l’uranium de votre pays, il convient de demander à AREVA de construire une centrale nucléaire au Niger pour fournir de l’électricité à toute la sous-région, à moindre coût.

Franco-Béninois résident en France, voici ce que je lis sur ma facture d’E.D.F. De février 2010:

• Montant TTC à payer pour deux mois de consommation: 67,01 €, soit 43.556, 00 FCFA. Soit encore, 21.778, 00 FCFA/mensuels. Il s’agit, bien entendu, d’une moyenne !!! Combien de ménages africains, en général, du Niger en particulier peuvent payer ce qu’il faut bien appeler une rançon ???

Un astérisque me précise les faits suivants:

• Origine de l’électricité vendue par E.D.F.: 82,9% nucléaire !!!

Je vous en passe du reste de la production. Sachant que la France ne produit pas d’uranium qui sert à faire tourner les centrales nucléaires, je constate que je nourris les intérêts français sans aucun bénéficie pour mon peuple frère du Niger. Quelle insolence !!!

Alors, mes chers frères du Niger, il faut corriger cette anomalie qui fait de votre pays, le plus misérable de la planète malgré vos sous-sols qui regorgent de tant de miséricordes.

Concernant l’O.C.B.N., depuis 1959, le rail devrait relier Niamey à Cotonou, pour le bonheur de nos populations frères et intimement liées par l’histoire. Il n’en a rien été.

http://illassa-benoit.over-blog.com/

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Mise en concession de l’OCBN : Une opération aux contours flous

Le 1er février dernier, une importante délégation du gouvernement béninois conduite par le Ministre d’Etat béninois Pascal Iréné Koupaki a effectué une visite de travail au Niger. La délégation qui a rencontré les autorités politiques a notamment été reçue en audience par le chef de l’Etat du Niger Tandja Mamadou ainsi que le Premier Ministre nigérien Ali Badjo Gamatié.

Au centre des échanges entre les personnalités politiques du Bénin et du Niger, plusieurs points de coopération ont été évoqués et surtout un point d’intérêt particulier : la mise en concession pour la gestion des activités du trafic ferroviaire au sein de l’Organisation Commune Bénin – Niger (OCBN). Il faut dire que depuis quelques temps, l’office connaît un ralentissement drastique de ses activités. Les deux Etats, le Bénin et le Niger avaient lancé des réflexions pour redonner du tonus aux activités de l’OCBN, avec en point de mire une reprise du trafic ferroviaire liée au boom minier du Niger.

Lors de son séjour à Niamey, la délégation béninoise avait soumis au gouvernement nigérien le projet de mise en concession de la gestion de l’OCBN. Du côté béninois, les réflexions étaient très avancées sur la question et la partie nigérienne avait demandé un moratoire de deux mois pour étudier la question. Les choses sont très avancées et il faut dire qu’elles vont très vite pour la partie béninoise qui est pressée de mener rondement le processus de mise en concession de l’OCBN. Le plan de mise en concession devait s’effectuer entre deux parties, d’un côté le Niger et le Bénin qui jusque-là géraient conjointement l’office de l’OCBN, de l’autre le concessionnaire, c’est-à-dire la nouvelle structure de gestion. Quelques jours seulement après la mission de Niamey, le gouvernement béninois semble mettre les bouchées doubles pour boucler le processus. Par une note du 9 février dernier, frappée de la mention ‘’confidentiel’’ le Ministre béninois chargé des transports a instruit le Directeur Général de l’OCBN de préparer le transfert de la gestion de l’office à un privé. Le Bénin semble avoir déjà bouclé l’opération. Sans la moindre procédure d’ouverture d’appel d’offres, une entité privée a été retenue pour prendre la gestion du trafic ferroviaire de l’OCBN : la PIC Network Limited, une société basée à l’Ile Maurice, mais qui serait aussi une société indienne. Les choses semblent pour l’instant provoquer quelques grincements des dents surtout du côté du personnel nigérien de l’OCBN qui a tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’il a qualifié d’opération mafieuse. Dans une correspondance adressée au Ministre nigérien des transports, le syndicat des cheminots nigériens à l’OCBN a parlé du choix d’un concessionnaire aux qualités douteuses. Derrière la PIC Network Limited se cache en effet un opérateur économique privé béninois qui a déjà échoué à reprendre l’OCBN à travers une autre structure la Pétrolin Trading Limited. «Tout porte à croire que le point de vue de la partie nigérienne intéresse très peu la partie béninoise », a indiqué le collectif des cheminots nigériens dans une récente correspondance adressée au Ministre des transports et de l’aviation civile.

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Coup d’Etat militaire au Niger : L’armée chasse le régime de Tandja

C’est fini, le régime de la 6ème République est tombé. Jeudi 18 février dernier, un groupe de jeunes militaires avec à leur tête des officiers de FAN a fait irruption au palais de la présidence de la République où ils ont procédé à l’arrestation du chef de l’Etat Tandja Mamadou ainsi que des membres du gouvernement. C’était en début de l’après-midi de ce jeudi 18 quand des détonations d’armes lourdes suivies de crépitement d’armes légères ont retenti du côté du palais de la présidence de la République. Ce jeudi, le chef de l’Etat et les membres du gouvernement tenaient un conseil des ministres extraordinaire.

Des mesures importantes étaient attendues de ce conseil des Ministres à en croire le Premier Ministre Ali Badjo Gamatié qui, la veille, le mercredi 17 février, au cours d’un point de presse, a annoncé la tenue d’un conseil des ministres sur des questions d’une importance capitale. Ces annonces ne seront jamais connues. Le jeudi, la junte militaire a investi le palais pour s’emparer du pouvoir.

La prise du pouvoir a été menée par les éléments de la compagnie d’appui et de la compagnie para. Il y aura suffi d’une demie heure aux éléments putschistes pour venir à bout de la garde présidentielle qui, selon plusieurs témoignages n’a pas opposé une réelle résistance. Sur la place de la présidence, les éléments de la garde présidentielle vont vite se rallier aux putschistes, puis un petit groupe d’officiers va pénétrer dans la salle des réunions du conseil des ministres pour procéder à l’arrestation de Tandja Mamadou et des membres du gouvernement. Tandja Mamadou sera conduit vers une caserne de la périphérie de Niamey. On a parlé de Tondibiya avant d’être ramené dans les compagnies de Niamey, les membres du gouvernement seront à leur tour conduits dans les locaux du conseil supérieur de la communication avant d’être transférés dans les locaux de l’intendance militaire. Plusieurs témoins ont parlé de plusieurs morts dans les rangs des militaires. Plus d’une dizaine, indiquent notamment certaines sources. Les impacts des tirs d’obus de canons de la compagnie d’appui étaient nettement visibles dans les murs littéralement éventrés du palais de la présidence ainsi que d’autres bâtiments administratifs voisins.

Une situation de flottement le jeudi 18 février

Le pouvoir de Tandja était-il renversé ou bien la situation a été retournée ? Loin du théâtre des opérations, la population de Niamey allait de son commentaire. Les supputations et commentaires ont couru toute la journée sur la réussite totale du renversement du pouvoir alors que d’autres parlent plutôt de l’échec des putschistes qui auraient été repoussés sous le feu de la garde présidentielle. Alors que la population est restée rivée sur les chaînes des médias gouvernementaux, aucun communiqué officiel n’est intervenu pour clarifier les choses. C’est seulement tard la nuit, autour de 22 heures que le premier communiqué de l’armée va intervenir pour annoncer la prise du pouvoir par l’armée. Ce jeudi 18 février, l’armée a décidé de prendre toutes ses responsabilités pour mettre «fin à la situation politique tendue… », indique le communiqué lu par le porte-parole de l’armée le Colonel Abdoul Karim Goukoye. Pour sauver le Niger de la pauvreté, du mensonge et de la corruption, a aussi ajouté le communiqué militaire qui a aussi annoncé la dissolution de la constitution de la 6ème République et de toutes les institutions qui en sont issues. Les communiqués vont se succéder, la nouvelle junte militaire est organisée au sein du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD) dirigé par le chef d’escadron Salou Djibo investi aux fonctions du chef de l’Etat. D’autres figures militaires apparaissent et d’autres noms aussi, le Capitaine Djibrilla Adamou Harouna, commandant de la compagnie para, porte-parole du CSRD et qui a pris une part active aux côtés du chef d’escadron Salou Djibo dans l’exécution du coup, le Colonel Djibrilla Hima Hamidou, commandant de la Zone de défense N°1, le Colonel Hassan Mossi de la base aérienne…

Jeudi 18 février, tout doute est écarté, l’armée à clos le débat, Tandja et la 6ème République sont désormais tombés. Au niveau de l’opinion, il y a comme une sorte de libération ou de soulagement. Les toutes premières réactions étrangères à condamner le coup d’Etat militaire du jeudi 18 février étaient timides. L’Union Africaine a sacrifié au principe en parlant de la suspension du Niger jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel normal. Du côté des représentations occidentales, on insistera surtout sur l’ouverture d’une transition, la plus courte possible, pour aller vers des élections démocratiques.

Alioune Thin de la RADDHO, dira qu’il est malaisé de condamner le coup de force de l’armée intervenu au Niger, tant la situation était tendue et l’échec des négociations menées sous la houlette de la CEDEAO étaient tombées dans l’impasse. Il n’y avait pas d’autres alternatives, a indiqué le représentant de l’Organisation africaine des droits de l’homme.

Un coup d’Etat logique

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Niger : Les barons de la 6e République

De son élection en 1999 jusqu’au 18 février 2010, date du coup d’Etat fomenté par le Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD) mettant ainsi fin à la 6e République, Tandja Mamadou, a modulé, par le billet d’actes irréguliers et illégitimes le paysage politique Nigérien.

Pour commencer, il a forcé à la démission son fidèle lieutenant et dauphin présenté, Hama Amadou, du poste prestigieux de Premier ministre, puis il l’enverra à la Prison de Haute Sécurité de Koutoukalé.

Ensuite, il a poursuivi de sa hargne son ex-allié, Mahamane Ousmane, ex-président de l’Assemblée Nationale dont le seul tort est d’avoir refusé de cautionner le «Tazartché».

Enfin, il a tenté, par le biais de mille et un artifices politico juridiques d’en finir avec le très charismatique leader de l’opposition Mahamadou Issoufou.

Pendant cette période, des voix officielles n’ont cessé de traîner ces personnalités dans la boue, les traitant de tous les noms d’oiseaux. Des officines parallèles à l’exemple du fameux Mouvement Patriotique pour la Refondation de la République (MPRR), vont ajouter leurs élucubrations à la surenchère. Si pour nombre d’observateurs politiques Hama Amadou et l’opposition ont échoué par naïveté et/ou incapacité à prévoir les coups fourrés de l’ex-colonel des FAN, quant à la société civile, on peut dire qu’elle a toujours été responsable pour avoir dénoncé à travers ses multiples interventions depuis 1999, tous les travers des gouvernants des régimes successif des 5e et 6e Républiques. Parmi ceux-ci, il y a des membres du gouvernement, des responsables administratifs, des leaders des organisations de la société civile, des commerçants et des hommes d’affaires. Ils sont les barons de la 6e République. Pour la petite idée, étudions les cas par cas.

Les intouchables de la 6e République

S’il y a un événement que les nigériens dans leur immense majorité ont accueilli favorablement. C’est bien celui initié par Tandja et qui a consisté à voir clair dans la gestion des affaires publiques. Au début, les motivations ayant prévalu au déclenchement de cette opération étaient d’ordre patriotique et nationaliste. Malheureusement quelques mois plus tard, les nigériens découvriront la face cachée de cette protesque mascarade.

En effet, les grands prédateurs, ceux-là mêmes qui, pendant de très longues années, font main basse sur les derniers publics sont restés impunis. A la lumière de cette gigantesque tragi-comédie concoctée par Tandja pour amuser la galerie ; tragi-comédie pompeusement dénommée «Opération mains propres». On est en tout cas en droit de se demander si le Niger ne serait pas un repaire de grands bandits à col blanc.

Déconcertant… Oui, vraiment déconcertant !!! C’est le moins que l’on puisse dire à l’examen de cette situation. On savait la 6e République, un foyer de tous genres de tensions, de compromissions et d’intrigues mais là, la chose dépasse l’entendement. En effet, il semble que certains de ces barons se sont royalement servis avant de servir l’Etat. Il faut noter en premier lieu Tandja et sa famille. Ceux-ci trônent au-dessus du lot (vous pouvez lire les révélations sur les scandales politico-financiers dans lesquelsa est impliquée la dynastie Tandja en page 3).

A ces derniers (Tandja et sa famille), il faut ajouter certains membres du gouvernement de la 6e République en l’occurrence, MM Albadé Abouba, ex-ministre d’Etat en charge de la Sécurité Publique, Bachir Yahaya ex-ministre directeur de cabinet de Tandja, Aïchatou Mindaoudou, ex-ministre des Affaires Etrangères, Lamine Zène, ex-ministre de l’Economie et des Finances, Kassoum Moctar, ex-ministre de la Communication, Cheffou Amadou, Président du RSD-Gaskia, Siddo El Hadj ex-trésorier général, El Hadj Zakou Djibo, Monsieur Foukori Ibrahim, Seyni Oumarou, etc…

Tous, d’une manière ou autre sont compromis dans l’ignoble opération dénommée Tazartché qui a consisté à apporter aide et assistance à Tandja Mamadou pour s’octroyer un bonus de 3 années au mépris des sacro-saints principes de Bonne Gouvernance.

Mais étudions les cas par cas…

Albadé Abouba, pour ceux qui ne connaissent pas bien la personnalité de celui-ci. Il n’est pas un homme tendre. Des déclarations incendiaires aux multiples menaces proférées contre des acteurs politiques et des citoyens ordinaires, il excelle dans ces genres de manœuvres. Il est le genre de personnage qui racontent tout ce qui leur passe par la tête, sans en mesurer souvent toutes les conséquences. Par ailleurs, des informations recueillies de source sûre, nous apprennent que l’homme s’est fourvoyé dans des affaires d’argent liées à la gestion de la rébellion dans le nord du pays. De plus, nous avons appris l’existence d’une autre affaire liée à une commande de matériel d’un montant d’environ 300 millions de nos francs au profit du service des cartes perforées. Ce marché, selon nos sources, a été conclu dans des conditions brumeuses. (Nous y reviendrons plus en détails dans notre prochaine livraison).

Kassoum Moctar, il a fait montre de légèreté et de naïveté. Mieux il carrément desservi son propre camp à cause de ses prises de position extrémistes qui frisent la provocation inutile et l’orgueil démesuré du parvenu.

Bachir Yahaya, ce magistrat était considéré comme l’éminence grise du Palais présidentiel qui faisait et défaisait les hommes dans l’ombre du Président Tandja. Il a mis son intelligence et sa conviction au service d’une cause à l’issue incertaine.

Aïchatou Mindaoudou, tout comme Albadé Abouba, Lamine Zène Bachir Yahaya, elle faisait partie du carré très fermé des fidèles du Président Tandja. De plus, elle était COURSIERE émérite de Mamadou Tandja (lire notre article en page 3) sur cette affaire de 5 millions de dollars ramenés de la Libye par Mindaoudou Aïchatou en 2006).

Cheiffou Amadou, s’il est un personnage énigmatique, c’est Monsieur Cheiffou Amadou, président de RSD-Gaskia et ex-président du CESOC. D’apparence discrète, ce père fouetard passe pour être une boîte à intrigues. Pour en avoir une idée, voyons à la volée les capacités de nuisance de cet gentilhomme obscur. L’OACI, de par ses textes qui la régisse, est une institution qui n’admet pas la politique en son sein. De fait, les agents qui y travaillent – les cadres notamment sont interdits de celle-ci. Et pourtant Cheiffou Amadou, lui, a choisi de faire la politique son cheval de bataille. En 1991, déjà, quant il était question de désigner un Premier ministre à la Conférence Nationale Cheiffou Amadou se fera élire grace à ses multiples complicités logées au sein des organisations politiques. Tout ceci, me direz-vous n’a rien d’extraordinaire; c’est même tout à fait normal. Soit ! Ce qui ne l’est par contre, c’est quand Cheiffou Amadou par incapacité ou cupidité s’était mis à nuire contre son pays. En effet, à peine installé, le gouvernement de transition dirigé par Cheiffou Amadou allait prendre un acte qui provoquera l’indignation natioanle. En acceptant de reconnaitre la Chine Taïwane, celui-ci a créé un véritable scandale politique. D’ailleurs l’opinion avait fait le parallele entre l’aide des 11 milliards à notre pays par les autorités de Taïpeh et une quelconque reconnaissance de la Chine nationaliste.

Si pour quelques barons, il a été beaucoup question de positionnement politique pour le prestige, il en est autrement pour d’autres qui se sont enrichis précocement.

A tout seigneur, tout honneur. Nous allons commencer par le boss des boss. L’indétrônable Foukori Ibrahim de la NIGELEC. Les nigériens se souviennent de cet anonyme diplômé de droit qui, sous la houlette de Tandja, a pu sortir de l’anonymat. La 5e République aidant, il pu grâce à ses appuis, glaner le poste, Ô stratégique de Directeur Général de la NIGELEC. Ce poste, il s’en est servi plus à son compte (ce qui a fait dire à certains qu’en fait de NIGELEC, il s’agissait plutôt de FOUKORI BUSINESS) qu’a celui de l’intérêt général. La preuve, pendant sa gestion actuelle, il se livre à un jeu de compromissions qui jure avec l’orthodoxie financière. Effronterie ? Peut-être ! Mais de l’anti-patriotisme surtout.

Ainsi Foukori Ibrahim a su jouer avec nos consciences. D’abord il fait constituer une société «Fourre-tout» dénommé SG-ESPACE-meubles à la tête de laquelle trône son fils comme Président du Conseil d’Administration. Cette société est domiciliée dans une de ses somptueuses villas sises au quartier Lacroussou, près du Stade Municipal de Niamey. Certaines commandes de la NIGELEC sont confiées à ladite société. Mieux, le même Foukori a fait construire un laboratoire d’analyses médicales répondant aux normes internationales à sa fille aînée dont le mari, un opérateur économique de la place qui a ses rentrées à la NIGELEC. Pour preuve, il a bénéficié d’un faramineux marché de centaines de millions par le passé. Mais ses dérives financières ne s’arrêteront pas là, profitant de sa position, il s’est entouré d’une multitude de commerçants et d’hommes d’affaires vereux à qui il offre des contrats juteux au mépris des règles de l’orthodoxie financière.

D’ailleurs le syndicat des employés a décrié ces fautes de gestion caractérisée dans une déclaration où il dénonçait le montant exorbitant des arriérés vis-à-vis des seuls fournisseurs de la NIGELEC, près de 8 milliards de francs CFA.

L’homme est aussi décrié par l’immense majorité des nigériens pour sa gestion chaotique relevant d’une gestion artisanale au mépris de tout bon sens.

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La chute de la dynastie Tandja

Moins d’une semaine seulement après la chute du Président Tandja, le voile commence à se lever sur le vrai visage de celui qui de 1999 au 18 février 2010 s’était vu «confier» les poste du Président de la République et la destinée de quinze millions d’âmes nigériennes. Fidèle à son credo, votre journal, le Flic a tenu à vous livrer quelques uns des résultats de ses investigations sur la dynastie Tandja.

– Courant 2007, Tandja allait poser un acte qui soulèvera par la suite une véritable levée de boucliers. En effet, en engageant des négociations secrètes avec la Chine sans y avoir convié  les experts des ministères et syndicats concernés, Tandja Mamadou se savait d’avance en position de faiblesse face à ses détracteurs. Beaucoup de nigériens ne pardonneront jamais à «Baba Dogo» d’avoir choisi de prendre d’aussi énormes engagements au nom du pays sans avoir associé les partenaires intérieurs. D’ailleurs, de nombreux observateurs, avaient en son temps, constaté que dans la perspective de conclure avec la Chine, plusieurs missions officielles conduites par les conseillers de Tandja et son fils, Ousmane dit «Gober» séjourneront à Pékin. Dans la même optique, Tandja effectuera lui-même une visite officielle en Chine. Au-delà des controverses qu’elle a suscitées, cette visite, a eu pour corollaire l’un des plus grands scandales politico-financiers qu’ait jamais connu notre pays. En effet, des informations recueillies de sources sûres font état d’une importante somme, dépassant de loin celle indiquée par la propagande officielle. On a parlé de 130 milliards au 150 milliards dont une bonne partie environ 10 milliards de francs CFA seraient en espèces trébuchantes et sonnantes. Plutôt que de servir à alimenter les caisses de l’Etat, cet argent (les 10 milliards de francs CFA) aurait pris une destination inconnue. L’affaire des 5 millions de dollars ramenés par la ministre Aïchatou Mindaoudou de Libye.

– Courant 2006, Tandja a dépêché, dans les pays du golfe et les Emirats Arabes Unis et en Libye notamment quelques missions significatives. Celles-ci ayant pour objet d’attirer à notre pays la compréhension du monde arabe. En devises s’entend. Pour ce travail délicat une mission spéciale conduite par la ministre des Affaires Etrangères, Aïchatou Mindaoudou, séjournera en Libye pendant une semaine. La mission rapportera 5 millions de dollars au Président Tandja Mamadou. Afin de brouiller les pistes, Tandja répandra l’information selon laquelle cet argent sera utilisé pour l’achat des vivres et autres services au profit des structures du MNSD-Nassara.

De nos invesigations, il ressort que ladite somme aurait, semble-t-il, plutôt servie à financer la cabale politique montée contre Hama Amadou.

L’affaire des 8 millions de dollars de commissions

Une autre affaire qui a suscité de nombreux remous dans l’opinion nationale est celle liée à une commission de 8 millions de dollars reçue par l’un des fils de Tandja. Cette somme lui aurait été donnée pour récompenser les efforts qu’il avait déployés pour faire délivrer un permis de prospection minière à une société étrangère. La découverte de cette affaire a laissé la porte ouverte à toutes les supputations. Pour commencer certaines langues ont laissé entendre que les 8 millions de dollars ne sont que la face visible de l’iceberg. Autrement dit, l’enfant du Président Tandja, serait semble-t-il impliqué dans d’autres dossiers financiers plus importants. D’autres ont avancé qu’il n’est qu’un simple pion du vaste réseau créé par son père, à coups de trafic d’influence et de pots de vin pour financer la 6e République.

L’affaire de prise d’actions dans les sociétés de la place par les membres de la famille de Tandja

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Lutte contre le mensonge et la corruption Le CSRD doit joindre l’acte à la parole

Après la délivrance, le travail. En effet plusieurs dossiers urgents attendent le Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD) et son Président le Chef d’Escadron Salou Djibo.

Certes, le défi principal de la junte, pour lequel, elle a justifié le renversement du régime illégal de Mamadou Tandja, est de restaurer la démocratie nigérienne mise sens dessus sens dessous avec l’avènement de la 6ème République, mais comme le dit l’adage, impossible de faire des omelettes sans casser les yeux. Si l’on veut que la démocratie nigérienne soit débarrassée à jamais de la gangrène, il faut assainir les finances publiques et moraliser l’administration en donnant l’exemple, en quelque sorte battre les morts pour faire peur aux vivants. Des affaires scabreuses et des dossiers sales, il y en a de quoi occuper toute la durée de la transition pour justement bien accompagner la marche vers la République démocratique nouvelle. Parmi les plus récentes, nous pouvons citer cette affaire de classes préfabriquées dans laquelle chaque classe coûte un peu plus de 10 millions de FCFA alors que la classe en matériaux définitifs coûterait seulement environ 5 millions de FCFA. Il faut donc creuser les contours de ce marché qui ne semble pas sain.

Tout comme le CSRD se doit de creuser dans le dossier du Hadj 2009 notamment cette levée de main de caution de Jordan Aviation qui aurait fait perdre la bagatelle somme de plus de 2 milliards de FCFA au Niger.

Il y a eu beaucoup d’abus sociaux et économiques en cette courte période de la 6ème République. Cependant la fouille du CSRD ne doit pas simplement s’arrêter à la « Refondation de la République ».

Salou Djibo et ses compagnons d’armes se doivent de mener le processus de l’assainissement des mœurs publiques jusque dans la 5ème République et peut-être même un peu plus en arrière. C’est en cela qu’ils donneront un grand crédit à leur noble ambition exprimée par la voix de leur porte-parole le Colonel Goukoye Abdoulkarimou quelques minutes après leur coup d’Etat de lutter contre la corruption et le mensonge, toutes choses que l’ex Président de la République Mamadou Tandja était loin de réussir.

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