Fait divers : Il trouve son épouse et son camarade de classe en train de jouer à la continuité


Pour Seybou, ya pas dra, comme le disent les Ivoiriens ; entre son épouse et Maman, ce n’est qu’une affaire de camaraderie. Ils partagent la même classe et rien de plus. Mais puisque tout en ce bas monde finit toujours par se découvrir, Seybou de trouver un jour Maman en pleine action, en train de jouer la continuité sur le salon avec son épouse Zouera. Catastrophe !

En quittant son domicile pour le service, Seybou ne pouvait pas s’imaginer que ce jour sera le plus malheureux de sa vie. Il avait comme d’habitude déposé son épouse à l’école. Le voilà donc déchargé de sa première obligation journalière. Le soir pas besoin de répéter la même corvée. C’est généralement Maman, son camarade de classe qui se chargeait de ce travail. Ce dernier, très gentil et très courtois, du moins en apparence, ne s’offusquait pas de ramener Zouera à la maison. De son côté, Seybou n’était pas aussi un grand jaloux, en tout cas pas le genre à se méfier de son épouse et de ses fréquentations. Sa philosophie de couple repose sur la confiance. Et il avait confiance en Zouera.

Si Seybou n’avait pas oublié la clé de son tiroir de service, rien ne serait peut-être arrivé, ou disons qu’il n’aurait rien su de ce qu’il a vu de ses propres yeux. Il était donc revenu à la maison prendre ses clés et jusqu’à la porte, il n’avait eu le moindre soupçon. Pour lui, la maison est comme ils l’avaient laissée (son épouse et lui). En voulant ouvrir la porte, quelle ne fut sa surprise de constater qu’elle était seulement crochée de l’intérieur. Comme quoi, quelqu’un se trouvait dedans. En insistant, Zouera finit pas lui ouvrir. Très gêné, elle prétexta être malade. C’est pourquoi, elle était revenue à la maison. Seybou reprit ses clés oubliées et ressortit. Mais, il avait une forte intuition que son épouse ne lui a pas dit la vérité. Avait-elle eu des problèmes à l’école ? Il avait surtout pensé au non paiement de la deuxième tranche de la scolarité de Zouera dans les délais fixés par l’administration de l’école. Ils se sont mariés, il y a peine quatre mois et il avait pris l’engagement de lui payer l’école pour la filière marketing. Pour s’assurer que c’était une affaire de maladie et non d’école, il rebroussa chemin. Ce fut le deuxième tour de trop. Cette fois, la porte était grandement ouverte. Dans le salon, Zouera était sur le canapé, elle n’était pas seule. Il y avait également Mamane, son camarade d’école. Ils étaient là, collés l’un à l’autre, bouche dans bouche et mains sur mamelons, franchissant ainsi les limites de la camaraderie. Confondus et remplis de honte, les deux tourtereaux ne savaient plus à quel diable se vouer. Le même jour, Zouera quitta son domicile conjugal. Le jeudi dernier, elle aurait reçu son papier de divorce après deux semaines de vains conciliabules.                                           O.K

Paru dans le Canard Déchaîné N°413

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