Présidence de l’Union Africaine :  Gros camouflet pour Khaddafi !

C’est désormais fini entre le guide libyen Mohamar Al Khaddafi et la présidence de l’Union Africaine. Le dernier sommet de l’Union Africaine vient de décider l’alternance à la tête de l’institution continentale. Il faut rappeler ici que, plus qu’une relation, c’est une véritable histoire entre un homme à la personnalité insaisissable et l’Union Africaine.

Longtemps rêvée par les grands africanistes comme N’krumah et autres, l’union du continent africain s’est imposée comme une nécessité historique face à la centenaire de la colonisation que cette partie du monde a connue de la part de l’occident. Balkanisée, éparpillée, tribalisée, l’Afrique sortit de cette colonisation totalement éclatée, portant ainsi atteinte à l’homogénéité et à l’équilibre qui caractérisait cette Afrique précoloniale. Mais jamais ce rêve de réunifier le plus vieux continent n’a pu aboutir dans la réalité avant les efforts déployés par le guide libyen dans la mise en place pratique d’instruments politiques communautaires qui ont jeté les jalons d’un perfectionnement ultérieur de l’édifice politique et institutionnel de l’Union Africaine. En effet, c’est sous l’impulsion de cet homme de l’Afrique du Nord que l’Union Africaine fut portée sur les fonds baptismaux, mais qui tarde tout de même à mettre en place de véritables institutions communautaires. Disposant d’une immense fortune et à la tête d’Etat relativement riche, Mohamar Al Khaddafi s’était imposé comme le leader naturel au sein de ses pairs africains au regard de sa longue expérience au pouvoir et à ses possibilités financières sur le continent le plus pauvre de la planète.

Il s’y était investi, personnellement et financièrement, pour rechercher les possibilités mêmes de la formation d’un gouvernement de l’union africaine.

Cependant, la complexité du personnage de Khaddafi ajoutée à son insaisissabilité, a fait apparaître les piétinements constatés dans l’évolution de l’Union Africaine. Devenue un objet de propagande internationale au service de Khaddafi, l’Union Africaine, comme son ancêtre directe l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine), reste toujours au stade de vœu pieux, malgré l’urgence de l’entreprise. Il fallait avant tout autre chose dans la réalisation concrète des objectifs de l’Union privilégier la gouvernance politique par l’établissement de règles de jeu claires et consensuels propres à la dévolution du pouvoir suprême dans les différents Etats du continent. Il ne s’agissait pas, ni plus ni moins, pour le milliard d’habitants que de vivre sous l’empire des principes et valeurs démocratiques universellement admis. Et c’est à ce niveau que le Guide libyen est disqualifié pour diriger l’Union, lui qui se maintien au pouvoir pendant plus de quarante ans sans avoir organisé une seule fois d’élections pluralistes. Evidement que les velléités de dictature seront toujours pressentes chez des dirigeants africains lorsqu’ils auront en face d’eux un président de l’Union Africaine qui ne prêche pas le bon exemple en matière de démocratie et de l’état de droit. Les déclarations malheureuses du Guide libyen en visite au Niger qui traitait la constitution du 09 Août 1999 du Niger de « simple papier », ont justement rattrapé celui qui les avait prononcées, en le rendant ainsi inapte à présider l’Union Africaine. Il s’en est, aujourd’hui, allé sur la pointe des pieds, la queue entre les pattes, retourner à faire la loi chez lui en Libye et accentuer la répression dont sont victimes les expatriés africains et même ceux en partance pour l’Europe. Personne, en dehors de certains dirigeants du continent qu’il entretient, à grands frais, ne le regrettera.

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Insécurité alimentaire : Le régime déclenche la guerre des termes

Les révélations des chiffres d’une enquête menée par l’institut national de la statistique (INS) sur la situation alimentaire suscitent déjà la polémique au sein du gouvernement. Selon les résultats de l’enquête, ce sont environ huit millions de Nigériens qui sont exposés à l’insécurité alimentaire. Dans toutes les régions du pays, le taux de vulnérabilité varie de 22,3% à 62,2%. En somme, la campagne agricole 2008/2009 a été déficitaire.

Image d'un enfant affamé

Mais la publication de ces données n’a pas plu aux autorités qui semblent ne pas mesurer la portée du problème. La panique du gouvernement est d’autant plus grande que, juste à la parution du journal, on tenterait d’investiguer, de façon plus ou moins officieuse, à partir de la primature pour détecter celui qui aurait soutiré le document. Des lourds soupçons pèsent sur des personnes tapies dans les rouages de la primature.

Mieux, le gouvernement dépêchera les services de l’INS et du Système d’alerte précoce (SAP) à organiser un point de presse le mercredi 27 janvier dernier pour amener leurs «éclaircis». Pendant que le rapport de l’enquête parle d’environ huit millions de personnes, les chiffres du SAP évoquent que «sur les 2.700.000 personnes qui vivent dans cette situation de vulnérabilité sur toute l’étendue du territoire, 38% sont dans une situation de vulnérabilité modérée, 32,7% sont faiblement vulnérables et 9% qui ne sont pas du tout vulnérables.»

Cela ne suffira pas, car le coordonnateur du SAP M. Hamani Harouna et Ghalio Ékadé de l’INS indiqueront qu’au vu de la situation de cette année, l’équilibre est encore au beau fixe, du fait qu’il «n’y a pas eu de morts pour des causes liées à l’insécurité alimentaire». On comprend bien que malgré la gymnastique et les contradictions sur leurs propres chiffres, la menace est donc réelle, même si, à en croire ces responsables, il faut qu’il ait mort pour estimer qu’il y a insécurité alimentaire.

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