ASO/EPT Niger : Réussir le pari de l’Education Pour Tous d’ici 2015

Depuis la tenue du Forum mondial de l’éducation de Dakar au Sénégal, il y a une dizaine d’années et qui a regroupé des représentants de 164 gouvernements, le mois d’avril de chaque année, des organisations de la société civile active en éducation à travers le monde célèbrent la semaine mondiale d’action en faveur de l’éducation pour tous.

Issa Kassoum, Coordonnateur ASO/EPT NIGER

A l’issue de ce forum, un certain nombre d’objectifs ont été clairement identifiés auxquels, il faut nécessairement apporter des réponses urgentes. Il s’agit principalement : de développer la protection et l’éducation de la petite enfance ; d’offrir à tous les enfants, et en particulier aux filles, une éducation primaire gratuite et obligatoire de bonne qualité ; d’assurer aux jeunes et aux adultes un accès équitable aux programmes d’acquisition des connaissances et des compétences de la vie courante ; d’améliorer de 50 % l‘alphabétisation des adultes ; d’instaurer l’égalité entre les sexes dans l’enseignement primaire et secondaire et enfin améliorer la qualité de l’éducation – notamment l’alphabétisation et l’acquisition des compétences de calcul et de la vie courante.

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Dialogue inter nigérien : Les débats encore différés

Décidément, les négociations sont loin d’être véritablement maîtrisées par le médiateur de la CEDEAO sur la crise politique au Niger. Le général Abdul Salami a, de plus en plus, du mal à bien ficeler le dossier de discussion. Entamées depuis décembre 2009, rien n’a encore substantiellement avancé. Rencontres en aparté, consultations entre groupes, interruption du dialogue, les débats véritables entre les différentes parties n’ont encore jamais eu lieu.

Après une série de consultations isolées, les différentes parties CFDR comme MPRR s’attendaient à des négociations véritables autour d’une table. Rien de cela encore. Le médiateur de la CEDEAO a encore opté pour ce qui apparaît comme une sorte d’hésitation.

Les débats en plénière n’auront pas lieu ce jeudi 4 février. Pratiquement, deux mois depuis le début, on est encore dans la phase des entretiens séparés avec le médiateur. En tout cas, c’est encore le schéma qu’il a décidé de reconduire. C’est dans la matinée du jeudi 04 février que la décision de Abdul Salami a été faite dans ce sens. Les différentes parties CFDR et MPRR doivent désigner chacune de son côté cinq représentants. C’est à 14h 30 de l’après-midi de ce jeudi 04 février que le médiateur va recevoir l’équipe des cinq délégués de la CFDR pour un entretien d’une trentaine de minutes. Puis suivra le tour des cinq délégués de l’équipe du MPRR qui doit rencontrer le médiateur à 16 h 30. Il s’agira au cours de ces différentes rencontres séparées d’échanger avec chacune des parties sur les observations qu’elles ont déjà transmises depuis le 26 janvier dernier et de les confronter avec les propositions du médiateur.

Aucune ombre d’une rencontre de discussions en plénière avec les différentes parties ne pointe encore à l’horizon. Du côté de l’opinion nationale, il faut dire qu’on est de plus en plus gagné par une vague de doute et de scepticisme quant à l’issue des négociations dans le schéma de Abdul Salami. Est-ce que les discussions déboucheront véritablement vers la détermination d’un processus de sortie de crise ? Avec bien entendu le délai très proche de la rencontre des chefs d’Etat et de gouvernements de la CEDEAO du 16 février prochain qui devra apprécier l’évolution de la situation. La question reste pour l’instant entière. Les négociations n’ont pas encore commencé, annonce-t-on pour l’instant d’un camp à l’autre, du côté de l’opposition CFDR comme de l’alliance au pouvoir MPRR. En tout cas les marges de chance commencent à s’effriter lorsque dans certains milieux on hésite même pas à dire que depuis son démarrage, la médiation de Abdul Salami n’a jamais arrêté un ordre du jour précis. Le Général Abdul Salami joue à la rallonge, indique-t-on du côté de l’opposition CFDR où le sentiment d’irritation devient de plus en plus manifeste.

Le Général a-t-il manqué de poigne pour réunir les deux parties en discussion autour d’une table ? Le temps presse, surtout que du côté même de la CEDEAO certaines autorités tentent de relativiser les résultats de la médiation. Il est vrai que dans le principe, la dernière réunion du sommet de l’Union Africaine a encouragé les discussions conduites par le médiateur Abdul Salami, mais tout en annonçant aussi son ferme attachement au respect des règles démocratiques constitutionnelles. Dans certains milieux politiques en tout cas au Niger, comme au niveau de l’organisation panafricaine, certaines voix n’hésitent pas à parler du retour à une médiation qui devra être conduite par un chef d’Etat en exercice qui aurait plus d’autorité pour conduire les débats.

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Crise politique nigérienne : Tandja a coupé le mouton

Le Président Tandja Mamadou l’a déclaré dans une intervention radiotélévisée en langue Haoussa mardi 02 février dernier ; le mouton est coupé. C’est fini, les nigériens qui se trouvent encore hors du pays n’ont plus rien à attendre, ils doivent rentrer. Le mouton est coupé.

La situation en est restée là, le débat ou le commentaire est, quant à lui, loin d’être définitivement réglé. Bien entendu, il ne faut pas parler encore de la délégation du Président sénégalais qui a été visiblement flouée par cette façon de faire des autorités nigériennes. Tandja Mamadou ne semble pas s’être parfaitement accordé avec le Président sénégalais Abdoulaye Wade. Il l’a clairement laissé transparaître mardi dernier. Parlant du processus de la médiation initiée par la CEDEAO, il a indiqué que Abdoulaye Wade ne pouvait pas venir lui parler. «L’équipe de la CEDEAO sait que la seule personnalité indiquée pour s’adresser à moi, c’est le Général», a déclaré net Tandja Mamadou. Tandja Mamadou a ainsi fauché l’herbe aux pieds de Abdoulaye Wade qu’il a soupçonné de vouloir s’intéresser au dossier de négociations sur la crise politique nigérienne.

Il n’y a désormais plus l’ombre d’un doute, Tandja Mamadou n’a accordé aucune marque particulière aux responsables de la CEDEAO, en dehors du Général, c’est-à-dire Abdul Salami Abubakar.

Brouille avec Abdoulaye Wade

Si Tandja a donné l’impression de s’entendre quelque peu avec le Président sénégalais, c’était principalement sur une vision de la communauté de langue francophone à travers laquelle Abdoulaye Wade a voulu travailler pour écarter le ghanéen Mohamed Ibn Chambas du poste de président de la Commission de la CEDEAO avant son dernier mandat. Par le passé, Tandja Mamadou et Wade s’étaient bien accordés sur la question. Je ne veux pas faire une médiation sous une autre médiation, a déclaré Abdoulaye Wade mardi dernier sur les ondes de RFI tout en disant estimer son ami Abdul Salami Abubakar. J’adhère à la position de la CEDEAO, je sais que des propositions sont faites, mais qui ont été rejetées par l’opposition, l’opposition est venue me voir… C’était là entre autres les déclarations de Abdoulaye Wade qui faisait allusion à ses discussions avec les responsables de l’opposition nigérienne à Addis-abeba en marge des travaux du 14ème sommet de l’Union Africaine qui s’est tenu dans la capitale Ethiopienne du 31 janvier au 02 février 2010. Mardi 02 février dernier, comme indiqué depuis Addis-abeba, Abdoulaye Wade a fait escale à Niamey où il a été accueilli par le Président nigérien Tandja Mamadou. Je serais à Niamey pour parler avec mon ami Tandja Mamadou, a-t-il indiqué depuis Addis-abeba. Dans la capitale nigérienne, l’entretien ne semble pas avoir été du tout du goût de Tandja Mamadou. Ces propositions là ressemblent à quoi, devait s’interroger le président sénégalais Abdoulaye Wade avec Tandja Mamadou parlant des suggestions qui ont été faites par le médiateur de la CEDEAO dans le cadre du règlement de la crise politique nigérienne. Le Président sénégalais n’avait en effet rien compris à cette sorte d’alchimie compliquée au sujet de l’Assemblée Nationale avec 113 élus et qui devait être complétée par 47 députés nouveaux. Sur quelle forme de régime l’opposition et le pouvoir vont converger ? S’agit-il d’une transition, ou est-ce que tout le monde est d’accord sur la 6ème République ? Rien en effet n’est clairement indiqué dans le contenu des suggestions de Abdul Salami Abubakar sur la nature du régime. Abdoulaye Wade a exprimé plutôt quelques perplexités sur le contenu des négociations conduites par Abdul Salami Abubakar. Ce qui n’a pas manqué d’irriter Tandja Mamadou. Abdoulaye Wade a-t-il pris le contre-pied des propositions de Abdul Salami ? Est-il intervenu pour négocier le départ de Tandja Mamadou ? Ce qui est sûr, c’est que les propos de Tandja Mamadou sont restés sans ambages. Lui (parlant de Abdoulaye Wade) ne pouvait pas me parler, le seul qui pouvait me parler c’est le Général, a déclaré net Tandja Mamadou au cours d’un bref entretien accordé aux médias en langue Haoussa.

Tandja clôture les négociations

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Mouvement Patriotique pour la défense du Peuple et de la Nation : La déconfiture 

Depuis quelques semaines, des remous sont observés au sein de la Société civile nigérienne notamment celle dont le Général de la Refondation, Nouhou Mahamadou Arzika détenait jusqu’ici le leadership. Les masques commencent à tomber. Les jeunes refondateurs découvrent, abasourdis, le vrai visage de celui que Tandja appelle affectueusement « Amalé ». Amalé, c’est le dromadaire, cet animal robuste et résistant à toute épreuve vivant dans le désert De la Coalition Equité / Qualité au Mouvement Patriotique Nigérien en passant par le Mouvement Citoyen, Nouhou Mahamadou Arzika aura tout essayé…

Dans sa volonté de soutenir Tandja même au risque de renier tout ce qu’il a dit ou fait pour les acquis démocratiques, pour plus de justice et d’équité, le « Général de la Rue publique » est tombé plus bas. En se mettant au service de son mentor qui a opté pour la violation de la Constitution du 9 Août 1999 notamment à travers l’usage abusif de l’article 53 de ladite loi fondamentale, Nouhou Arzika s’est fourvoyé. Sous son couvert de défenseur des plus faibles, il a fortement contribué à commettre des délits punis par la loi. Toutes ces infractions pourraient, un jour ou l’autre, faire l’objet de poursuites judiciaires. C’est certainement ce que les lieutenants les plus proches de Nouhou ont compris. Ils ont donc décidé de se démarquer de lui en créant leur propre structure dénommée Forum pour la Démocratie et la Paix. Leur objectif ? Le faire descendre de son piédestal, en d’autres termes le débarquer, le mettre hors-jeu.

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Scandale dans le secteur de la santé Près d’un milliard de FCFA serait englouti

Le lundi 25 janvier 2010, la Ministre de la Santé Publique était à la maternité centrale dite Maternité Issaka Gazobi. Officiellement, il s’agissait pour la Ministre de s’imprégner des conditions de travail des agents de ladite maternité, mais aussi d’impulser la nouvelle dynamique du Président de la République Mamadou Tandja, celle de la remise des Nigériens au travail. Officieusement, la rumeur avait laissé courir que la Ministre voulait voir de visu l’état de certaines commandes en matériels destinés à la Maternité Issaka Gazobi.

En termes plus clairs, on susurre qu’il y aurait eu des choses, pas du tout orthodoxe, dans des livraisons de matériels de santé pour le compte de ladite maternité. On parle de matériels qui ne répondraient pas aux normes de qualité et qui seraient très vite tombés en panne. Ce rififi causerait un manque à gagner énorme, qui se chiffrerait à près d’un milliard de FCFA. Qui pourrait être bien à l’origine de cette escroquerie, si bien sûr cette escroquerie se confirme. On cite le nom d’un jeune opérateur économique de la place de Niamey, connu dans l’impression et les consommables bureautiques, et qui par finir se serait spécialisé en toutes sortes d’affaires. Des responsabilités pourraient aussi être trouvées au sein du Ministère de la Santé Publique. Le même opérateur économique serait également trempé dans une autre affaire touchant les services de la protection des végétaux, donc au Ministère du Développement Agricole. Là, on parle de marchés conclus et de livraisons non effectuées. Vrai ou faux, notre Monsieur touche à tout est pointé d’un doigt accusateur comme un opérateur économique aux mains sales. En attendant d’avoir plus de détails pour confirmer ou infirmer les dessous de cette affaire, les spéculations vont bon train et le nom de ce jeune opérateur économique commence à être traîné dans la boue. Ce n’est pas la première fois que les affaires de la santé sont exposées dans la rue. On se souvient de cette affaire de livraison de Toyota Admiral par un opérateur économique de la place pour le compte du Ministère de la Santé au temps de qui vous savez, « des chinoiseries pour reprendre les termes de l’opposition de l’époque » à la place des voitures de qualité. En tous cas, après le Ministère de l’Education de Base et de l’Alphabétisation (MEBA), aujourd’hui Ministère de l’Education Nationale (MEN), celui de la santé semble être le deuxième pourvoyeur de la presse en matière de scandale et d’affaires scabreuses. Il y a de quoi, puisque ce sont les secteurs de l’Education et de la Santé sont les deux qui bénéficient le plus d’une attention très particulière des bailleurs de fonds et autres partenaires au développement.

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