Exil politique, jusqu’à quand ?


Hors du pays depuis des mois, les principaux leaders de l’opposition politique sont en exil. Ayant bénéficié d’une liberté provisoire après un séjour de dix mois à la prison de haute sécurité de Koutoukalé, l’ancien Premier ministre Hama Amadou décidait de se rendre à Paris pour y subir des soins le 24 avril 2009. Suite au décès du président fondateur de l’Alliance nigérienne pour la démocratie et le progrès (ANDP-Zaman Lahiya) M. Adamou Moumouni Djermakoye le 14 juin 2009, il rentre au pays pour prendre part aux cérémonies funéraires, avant de repartir après avoir assisté à la cérémonie baptismale du Mouvement démocratique nigérien/Fédération africaine (MODEN/FA Lumana/Africa) dont on lui colle la paternité. Recherché par le régime de Tandja, Hama Amadou sera obligé d’écourter son séjour. Il sera poursuivi par la justice à travers un mandat d’arrêt international. Depuis ce temps, il vit à l’extérieur depuis pratiquement, environ, dix mois.

Hama Amadou, ancien Premier Ministre du Niger

Mahamane Ousmane, ancien Président de l'Assemblée Nationale

Hors du pays depuis des mois, les principaux leaders de l’opposition politique sont en exil. Ayant bénéficié d’une liberté provisoire après un séjour de dix mois à la prison de haute sécurité de Koutoukalé, l’ancien Premier ministre Hama Amadou décidait de se rendre à Paris pour y subir des soins le 24 avril 2009. Suite au décès du président fondateur de l’Alliance nigérienne pour la démocratie et le progrès (ANDP-Zaman Lahiya) M. Adamou Moumouni Djermakoye le 14 juin 2009, il rentre au pays pour prendre part aux cérémonies funéraires, avant de repartir après avoir assisté à la cérémonie baptismale du Mouvement démocratique nigérien/Fédération africaine (MODEN/FA Lumana/Africa) dont on lui colle la paternité. Recherché par le régime de Tandja, Hama Amadou sera obligé d’écourter son séjour. Il sera poursuivi par la justice à travers un mandat d’arrêt international. Depuis ce temps, il vit à l’extérieur depuis pratiquement, environ, dix mois.

Si pour le patron réhabilité du MNSD, principal parti au pouvoir dans lequel milite M. Tandja Mamadou, on redoute une éventuelle poursuite judiciaire, Mahamane Ousmane lui, ne court aucun risque. Du fait de son immunité de président du parlement de la CEDEAO et d’ancien président de la République, le leader de la Convention démocratique et sociale (CDS-Rahama) n’a jusqu’ici aucun mandat d’arrêt contre lui. Absent du pays depuis septembre 2009, il a choisi l’exil quant à lui depuis sept mois. Est-ce le résultat de l’audit diligenté au niveau de l’Assemblée Nationale qui l’inquiète?

Jusqu’à quand resteront-ils hors du territoire nigérien malgré la suspension des différents mandats d’arrêt internationaux posée comme préalable au démarrage du dialogue inter-nigérien ? Leurs militants sont las d’être orphelins.

Les mandats sont certes suspendus, mais peut-on faire confiance à un régime dont le socle fondateur est le parjure?

Votre journal de la même manière dont il s’est engagé à rappeler périodiquement le bonus illégal de Tandja, s’emploiera à vous remettre en mémoire la durée du temps de l’exil des deux responsables politiques. AMZ

Paru dans Actualité N°26

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