FOUKORI IBRAHIM : Un trou de 51 000 000 000 à la Nigelec

Dans notre dernière livraison, nous parlions de l’EMPIRE de FOUKORI. A la lumière des dernières découvertes, il y a lieu de revenir sur le sujet. Tenez : Foukori Ibrahim a laissé derrière lui un trou de 51 000 000 000 de franc CFA. A l’annonce de la nouvelle, plus d’un cadre de la Nigelec ont eu l’impression que le monde s’effondrait. Voici, en toute exclusivité les dessous de cette impitoyable saignée que le sieur Foukori a infligée à la boîte qu’il a gérée depuis 10 ans.

Nous l’avons déjà dit, la Nigelec était devenue un véritable empire où trône majestueusement Foukori Ibrahim, l’homme de confiance de l’ex-président Tandja Mamadou, et fervent promoteur du Tazartché.

Il faut dire que l’homme a mis en place un stratagème des plus rocambolesques pour pomper en toute tranquillité les deniers de la Nigelec. Il s’est d’abord arrangé pour disposer de plusieurs sociétés particulières gérées par ses propres fils et/ou ses gendres (notamment CGT-SA ESPACE-MEUBLES ; COGEMAT ; Mayaki Industries & Commerce ; COGEM, etc.) Il faut noter que ces sociétés à elles seules ont eu à traiter des commandes de plus de 10 milliards de F CFA rien qu’en 2008/2009.

Un autre volet de la stratégie de Foukori, c’est la signature de contrats avec des sociétés écrans au Nigeria, en France, au Maroc et au Burkina. Le cercle maléfique est hermétiquement fermé. Ainsi, de la commande à l’exécution des marchés, la Nigelec n’y a vu que du Foukori.

Seulement voilà, à peine Foukori déboulonné –à la faveur du coup d’Etat du 18 février dernier-, des investigations révèlent un trou de près de 51 milliards de FCFA sous son fauteuil. Il faut dire que cette somme est le cumul de 4 milliards de découverts bancaires et de 47 milliards de prêts divers au niveau des institutions bancaires de la place. C’est donc dire que Foukori et les siens ont réellement eu de quoi être heureux. Ils pourraient envisager l’avenir en toute sérénité. Mais puisque la justice va bientôt pouvoir les entendre, il faut craindre que la chute ne soit fatale pour ce clan.

Une enquête de Alio L-K

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Vague d’arrestations dans le rang des partisans de l’ex régime Atteinte à la Surêté de l’Etat

Depuis le dimanche 28 mars 2010, la police nationale procède à des arrestations dans le rang des partisans de l’ex régime de Mamadou Tandja. A l’heure actuelle, ils sont au nombre de quatorze (14), les personnes interpellées et détenus dans les locaux de l’Ecole Nationale de Police. Le dernier à être cueilli l’aurait été le lundi 29 mars 2010 dans les environs de 19 heures. Il s’agit de Nouhou Mahamadou Arzika, président du Mouvement Patriotique pour la Défense du Peuple et la Nation (MPDPN), une organisation très versée dans la propagande « tazartchiste ». Quelque temps avant son arrestation, intervenait, celle d’un gros poisson, Seini Oumarou, ex Premier Ministre, ex Président de l’Assemblée Nationale et président du Mouvement National pour la Société de Développement. Selon le Ministre de l’Intérieur, Cissé Ousmane, interrogé par la presse locale, les personnes interpellées sont soupçonnées d’activités subversives. Et toujours lui d’affirmer que les interpellations se poursuivront. Toutefois, il a précisé qu’une fois les investigations bouclées, celles sur qui, il manquera de preuves seront purement et simplement relâchés.

Dans les salons de la capitale, on va au-delà des explications du Ministre de l’Intérieur. Certains parlent d’atteinte à la sûreté de l’Etat tandis que d’autres spéculent sur une tentative de déstabilisation du régime en place. Finalement c’est l’atteinte à la sureté de l’Etat qui est retenue comme chef d’accusation.

Les rumeurs font également d’interpellations au sein de la grande muette même si de sources officielles, il n’en est rien. L’un dans l’autre, c’est la deuxième vague d’interpellations dans le milieu des partisans de Mamadou Tandja depuis le coup d’Etat du 18 février 2010. La première fois, c’était dans la suite du renversement du régime de la 6ème République avec l’arrestation de Mamadou Tandja et des membres de son gouvernement surpris en conseil des ministres par les putschistes. Par finir, ces ministres ont bénéficié de mesures d’assouplissement, au cas par cas, la majorité ayant été relaxée et le restant placé en résidence surveillée après plusieurs jours passés dans un camp militaire de la capitale. Avant cette vague d’interpellations déclenchée à partir du dimanche 28 mars 2010, seuls Tandja et l’ancien Ministre d’Etat Albadé Abouba demeuraient en détention, le premier dans une villa de l’intendance de la présidence de la République et le second à la prison de Haute Sécurité de Koutoukalé.

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Césarienne : entre vérités et idées fausses…

La césarienne est-elle vraiment sans douleur pour l’enfant ? Est-il vrai qu’une femme « césarisée » ne pourra plus accoucher par voie basse ? Et qu’en est-il des motifs même de l’intervention ? Ne relèvent-ils pas parfois, de l’ordre de la convenance plutôt que du médical ? Gynécologue-obstétricien au CHU de Clermont-Ferrand, le Pr Denis Gallot fait le point sur cette pratique qui aujourd’hui, concerne un accouchement sur cinq.

Quelles indications ? Certaines césariennes sont programmées (généralement en fin de grossesse) et d’autres sont réalisées en urgence. Dans le premier cas, les raisons peuvent être propres à la mère. Un bassin trop étroit par exemple, ou certaines pathologies et antécédents médicaux. Et le Dr Gallot de citer le cas d’une patiente « transplantée du cœur et dont on va considérer qu’elle ne doit pas fournir d’effort expulsif. L’hypertension artérielle induite par la grossesse peut aussi conduire à un accouchement par césarienne. » Au même titre encore qu’un placenta praevia.

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‘’Atteinte à la sûreté de l’Etat’’ : A qui profite le ‘’complot’’ ?

Le dimanche 28 mars au soir, une dizaine de dignitaires du régime renversé par les militaires ont été mis aux arrêts. Par la suite, d’autres arrestations ont suivi. Ce qui porte présentement à quinze (15) le nombre de personnes présentement en détention dans les locaux de la Compagnie Nationale de Sécurité. Et tous sont accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat. En clair, ils sont accusés de complot pour renverser le régime installé par le coup d’Etat du 18 février 2010.

Pour quel intérêt et avec quels moyens ? Là est toute la question !

Pour ce qui est de moyens, nous ne pouvons pas dire grand-chose parce que nous n’avons aucune idée du contour du complot. Nous ne savons pas par comment les personnes accusées voudraient renverser le régime. Par les armes ou par une insurrection populaire ?

Voyons pour ce qui est de l’intérêt.

Que certains d’entre eux comme Nouhou Arzika, Ben Omar ou Kassoum Moctar, qui sont de défenseurs patentés de la Refondation de la République entreprise par le Président déchu Mahamadou Tandja, puissent s’engager, s’ils ont l’occasion, dans une entreprise de réinstallation du régime déchu, cela ne surprendrait personne. On pourrait, dans une certaine mesure, avoir la même réflexion en ce qui concerne Ibrahim Foukori et Daouda Diallo qui ont perdu leur place en la faveur de la chute du régime de Tandja.

Que des personnalités comme le DG de la SONIDEP et celui du SPEN s’engagent dans une telle entreprise, ce serait une très grande surprise pour l’opinion. De même que Ali Lamine Zeine ; s’impliquer dans une affaire de complot, ça ne lui ressemble pas.

Pour ce qui est de Seini Oumarou, il était indéniable que le bonus de trois (03) de Tandja à la tête du pays aurait pu lui permettre d’asseoir son autorité sur le MNSD-Nassara, construire son réseau relationnel sur l’ensemble du pays et se forger pour de bon l’image d’un présidentiable ; à condition, bien entendu, que les tazartchistes zélés n’aient pas sa peau. Mais il est aussi certain que le renversement du régime de Tandja, tout en l’aidant à se débarrasser d’adversaires gênants comme Albadé Abouba, a été une opportunité pour Sein Omar d’obtenir le resserrement des rangs de toutes les forces du MNSD-Nassara autour de sa personne, pour défendre les intérêts du groupe et surtout pour faire face à Hama Amadou qui, s’il échappe à la justice, dispose d’une grande capacité de nuisance avec l’énorme fortune qu’il a amassé pendant son règne à la tête du gouvernement. Que Seini Omar rentre dans une histoire de complot au risque de perdre cette opportunité, ce ne serait pas très malin de sa part.

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