Les partisans de la lutte démocratique récompensés Morou Amadou, président du CCN et Mme Salifou Fatimata Bazèye, présidente du CC

Le mardi 6 avril 2010, le Président du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD), Chef de l’Etat, le Chef d’Escadron Djibo Salou a nommé Marou Amadou et Mme Salifou Fatimata Bazèye respectivement président du Conseil Consultatif National (CCN) et présidente du Conseil Constitutionnel (CC). Au sein de l’opinion ces deux nominations ont été fortement saluées en ce sens que Marou Amadou et Mme Salifou Fatimata Bazèye avaient payé chers leur opposition au projet anticonstitutionnel de Mamadou Tandja de se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat légal.

Mais mieux, dit-on, il s’agit de deux valeurs sûres de la lutte démocratique connues pour leur intégrité et leur indépendance d’esprit. Toute fois ces deux (2) nominations ne manquent pas d’opposants notamment dans les rangs des partisans de l’ancien régime déchu. Même au sein de la Coordination des Forces pour la Démocratie et la République (CFDR), il y a quelques grincements de dents, ceux pour qui Marou Amadou est trop fougueux pour occuper le prestigieux et difficile poste de président du Conseil Consultatif National. Mais y a-t-il sur terre un être sans défaut ?

Rappelons que Marou Amadou, président du Comité de Réflexion et d’Orientation Indépendant pour la Sauvegarde des Acquis Démocratiques (CROISADE), Coordonnateur du Front Uni pour la Sauvegarde des Acquis Démocratiques (FUSAD) et porte-parole du Front de Défense de la Démocratie (FDD) fut aux premières loges dans le combat contre le régime illégal du président Mamadou Tandja. A cause de cette opposition, il connut plusieurs fois la prison mais sans jamais faiblir.

Quant à Mme Salifou Fatimata Bazèye, présidente de la Cour Constitutionnelle sous la 5ème République, c’est sous son mandat que la plus haute institution en matière constitutionnelle a rendu l’arrêt déclarant illégal le projet de référendum de Tandja Mamadou pour l’instauration d’une 6ème République. Et ce en dépit du fait qu’elle soit la représentante du président Tandja au sein de cette même Cour Constitutionnelle. Ce qui a valu à la Cour Constitutionnelle d’être illégalement dissoute et ses membres remerciés.

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Désensablement du Fleuve Niger : Les non-dits du contrat

Lorsque le 18 février 2010, le Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD) a solennellement annoncé son intention de lutter contre le mensonge et la corruption, votre journal « LE COURRIER » était depuis belle lurette sur cette voie, poussant ses investigations dans la gestion des affaires de l’Etat, une façon d’éclairer les Nigériens sur ce qui marche bien, ce qui a été bien fait et ce qui ne l’est pas et ce qui ne l’a pas été, l’objectif principal étant de civiliser nos décideurs et techniciens sur la préservation de l’intérêt supérieur de la nation, condition sine qua none pour réussir notre développement. Hier, ce que nous avons découvert dans la gestion de la SONUCI, dans le contrat autour de la construction du nouvel abattoir moderne à Niamey… est décevant, très décevant et à la limite relève de crime économique, et appelle à des punitions.

Cette semaine, nous orientons nos lecteurs vers un sujet très important évoqué par certains de nos confrères, les travaux du désensablement du Fleuve Niger découlant du contrat signé entre le Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification et l’entreprise dite M.F.W. DREDGING & MARINE NIGER. Voilà ce que nous avons découvert…

Le 14 juillet 2009, le Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification et la société ‘’ DREDGING ET MARINE Niger S.A’’ signait un contrat-cadre relatif au désensablement du fleuve Niger pour une durée de cinq (5) ans et un coût global initial de 76 639 651 590 de FCFA hors taxes. Ce marché sur financement du budget national stipulait dans l’une de ses dispositions qu’il était soumis aux dispositions fiscales de droit commun. DREDGING ET MARINE Niger S.A était, donc conformément à la réglementation fiscale en vigueur, assujetti aux obligations fiscales et courantes de paiement des impôts et taxes. Voila donc quelques uns des termes de base du contrat initial entre les deux parties.

Dans la logique de ce contrat-cadre, le Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification et DREDGING ET MARINE Niger S.A apposaient leur signature sur un l’Avenant N°001 portant sur la réalisation de travaux de désensablement du fleuve Niger sur le tronçon allant du Bac Farié au village de Dalwèye pour un montant de 5 000 000 000 FCFA hors taxes. Or par cet Avenant, il est accordé à l’attributaire l’exonération des droits et taxes dudit marché y compris les impôts directs comme la patente, impôt sur le bénéfice, etc… Il y a donc quelque chose qui cloche. Et la Direction Générale des Impôts (DGI) par note en date du 24 septembre 2009 de rappeler à Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances un certain nombre de choses : que l’assujettissement de DREDGING ET MARINE Niger S.A aux obligations fiscales courantes est conforme à la réglementation en vigueur, étant donné que l’Etat et ses démembrements ne sont pas exonérés d’impôts et de taxes ; que « même la loi n°94-023 du 06 septembre 1994 relative à la prise en charge de la fiscalité des projets financés sur fonds extérieurs ne prévoit pas d’exonération de certains impôts ». En conclusion, la note de la Direction Général des Impôts signifiait : « Le régime fiscal de droit commun n’a pas non plus prévu d’exonération pour un tel contrat, l’avenant sus-indiqué ne nous semble donc pas conforme au droit en vigueur. Les enjeux fiscaux de ce contrat étant significatifs aussi bien dans sa durée que sa valeur, il y a lieu de s’assurer de la bonne sauvegarde de l’intérêt général. Je vous suggère donc, sauf intérêt général supérieur, d’examiner la possibilité d’un amendement de l’avenant du 18 août 2009, pour restaurer le principe de l’assujettissement de la Société attributaire du contrat aux impôts directs, de redevances pour service rendu, de la parafiscalité et des taxes de la coopération régionale, notamment la patente, l’ISB, la TAP et la TCFGE, le PC et le PCS (UEMOA, CEDEAO), ainsi qu’aux diverses obligations déclaratives et de retenues à la source, au risque de consentir à une clause fiscale léonine, dans un contrat d’une telle importance ».

Question : depuis le 24 septembre 2009, date de notification par la D.G.I de ce manquement à son Ministre de tutelle, le tir a-t-il été rectifié ? Autrement dit, la société DREDGING ET MARINE Niger S.A s’est-elle conformée aux obligations fiscales en vigueur, telles que voulues par les services des impôts ? D’après nos investigations, rien n’a été fait pour le moment pour prendre en compte les préoccupations exprimées par la DGI, préoccupations qui vont bien sûr dans le sens de l’intérêt général. Mais tout porte à croire, que la faute incombe plutôt à la partie gouvernementale de l’ancien régime, qui, comme à ses habitudes pense plus aux commissions qu’elle tirerait en pareilles circonstances qu’à la sauvegarde de l’intérêt génération.

Signalons que le marché octroyé en 2009 à la société DREDGING ET MARINE Niger S.A est d’un montant de 5 milliards de francs CFA. Le Gouvernement lui, s’était engagé sur fonds propres pour le démarrage des travaux à donner une avance de 30% du montant soit 1. 785 000 000 de francs CFA en attendant les apports financiers extérieurs. La société DREDGING ET MARINE Niger S.A existe donc bel et bien. Elle a implanté sa base dans un vaste domaine au bord du fleuve Niger à Bac Farié, situé à une soixantaine de kilomètres de Niamey.

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Rebondissement dans l’affaire Hama Amadou/Moussa Keita Les révélations d’un témoin

Issoufou Tamboura, MNSD-Nassara

Affaire de l’incendie de la voiture de Moussa Keita, affaire fonds d’aide à la presse 2001, mise en accusation, Prison de Haute Sécurité de Koutoukalé, éviction de la présidence du parti, liberté provisoire pour raisons de santé, exil, mandat d’arrêt international, telles ont été les péripéties que l’ancien Premier Ministre Hama Amadou a connu depuis son éviction de la primature suite à la chute de son gouvernement le 31 mai 2007 à l’issue d’un vote favorable à une motion de censure. C’était comme dans l’adage « un malheur n’arrive jamais seul ». Toutes ces affaires ont à leur temps défrayé la chronique. Tout naturellement pour Hama Amadou et ses partisans, c’était des montages grossiers dans le but de liquider politiquement le président du Mouvement National pour la Société de Développement, obstacle principal à un éventuel troisième mandat du Président de la République Mamadou Tandja. Par contre pour ses adversaires, le sort est amplement mérité pour le président du MNSD Nassara, compagnon politique de Mamadou Tandja, Premier Ministre pendant plus de 7 ans sans interruption. Dans l’affaire de l’incendie de la voiture de Moussa Keita, Hama Amadou fut inculpé par la justice d’être le complice d’auteur (s) non identifié(s). Mais heureusement, il va

Rabi Hima Yankori MNSD-Nassara

bénéficier d’une liberté provisoire puis enfin d’un non lieu prononcé par le Doyen des juges. Malheureusement pour lui, appel sera fait de cette décision.

Au fort moment de cette affaire, Moussa Keita, dans sa maladresse, avait écrit une lettre dans laquelle il conditionnait le retrait de sa plainte à la renonciation par Hama Amadou de la présidence du MNSD.

Dès lors, on voyait venir la thèse du complot monté de toute pièce. Selon certaines sources, un peu après l’incendie de son véhicule, Moussa Keita rencontrerait des amis dans un coin de la Rive Droite, amis avec lesquels ils ont formé le groupe de 7 dit G7. Est-ce pour bien goupiller le plan de liquidation politique de Hama Amadou ?

Tenez ! La semaine dernière, un courrier à expéditeur anonyme nous est tombé entre les mains. Dans son contenu, des révélations fracassantes relativement à l’affaire dite de l’incendie de la voiture de Moussa Keita. Nous vous livrons quelques extraits:

« Le mardi 15 janvier 2008 vers 20h30mn, alors que je me trouvais dans le hangar me servant de chambre à coucher, chez Hadjia Rabi ; Moussa Keita, tout enturbanné, rendit visite à Hadjia. Trois (3) minutes plus tard, Djibo Tandja regagna Moussa Keita.

Et j’entends celui-ci dire à Moussa Keita :’’Vas y, il ne faut pas lâcher, il faut aller jusqu’à la justice. Albora est derrière vous, il vous soutient’’ ». « J’ai entendu les pas de Hadjia Rabi revenant de sa chambre et remettre quelque chose qui craquait à Tamboura.

Et, tout d’un coup, Tamboura dit à Keita :’’Tiens, si tu n’avais pas brûler ton propre véhicule, tu n’aurais pas ça’’ ». « Vers 23 heures 30 mn, en la reprenant pour la déposer à son domicile ; Hadjia Rabi rappela Keita en lui intimant l’ordre de l’écouter attentivement, et elle dit : ‘’Des femmes ont intercepté ta femme et l’ont monté contre toi, en lui disant que tu n’est pas vraisemblablement son mari, que c’est plutôt moi qui suis ta maîtresse.

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FOUKORI IBRAHIM : Un trou de 51 000 000 000 à la Nigelec

Dans notre dernière livraison, nous parlions de l’EMPIRE de FOUKORI. A la lumière des dernières découvertes, il y a lieu de revenir sur le sujet. Tenez : Foukori Ibrahim a laissé derrière lui un trou de 51 000 000 000 de franc CFA. A l’annonce de la nouvelle, plus d’un cadre de la Nigelec ont eu l’impression que le monde s’effondrait. Voici, en toute exclusivité les dessous de cette impitoyable saignée que le sieur Foukori a infligée à la boîte qu’il a gérée depuis 10 ans.

Nous l’avons déjà dit, la Nigelec était devenue un véritable empire où trône majestueusement Foukori Ibrahim, l’homme de confiance de l’ex-président Tandja Mamadou, et fervent promoteur du Tazartché.

Il faut dire que l’homme a mis en place un stratagème des plus rocambolesques pour pomper en toute tranquillité les deniers de la Nigelec. Il s’est d’abord arrangé pour disposer de plusieurs sociétés particulières gérées par ses propres fils et/ou ses gendres (notamment CGT-SA ESPACE-MEUBLES ; COGEMAT ; Mayaki Industries & Commerce ; COGEM, etc.) Il faut noter que ces sociétés à elles seules ont eu à traiter des commandes de plus de 10 milliards de F CFA rien qu’en 2008/2009.

Un autre volet de la stratégie de Foukori, c’est la signature de contrats avec des sociétés écrans au Nigeria, en France, au Maroc et au Burkina. Le cercle maléfique est hermétiquement fermé. Ainsi, de la commande à l’exécution des marchés, la Nigelec n’y a vu que du Foukori.

Seulement voilà, à peine Foukori déboulonné –à la faveur du coup d’Etat du 18 février dernier-, des investigations révèlent un trou de près de 51 milliards de FCFA sous son fauteuil. Il faut dire que cette somme est le cumul de 4 milliards de découverts bancaires et de 47 milliards de prêts divers au niveau des institutions bancaires de la place. C’est donc dire que Foukori et les siens ont réellement eu de quoi être heureux. Ils pourraient envisager l’avenir en toute sérénité. Mais puisque la justice va bientôt pouvoir les entendre, il faut craindre que la chute ne soit fatale pour ce clan.

Une enquête de Alio L-K

Vague d’arrestations dans le rang des partisans de l’ex régime Atteinte à la Surêté de l’Etat

Depuis le dimanche 28 mars 2010, la police nationale procède à des arrestations dans le rang des partisans de l’ex régime de Mamadou Tandja. A l’heure actuelle, ils sont au nombre de quatorze (14), les personnes interpellées et détenus dans les locaux de l’Ecole Nationale de Police. Le dernier à être cueilli l’aurait été le lundi 29 mars 2010 dans les environs de 19 heures. Il s’agit de Nouhou Mahamadou Arzika, président du Mouvement Patriotique pour la Défense du Peuple et la Nation (MPDPN), une organisation très versée dans la propagande « tazartchiste ». Quelque temps avant son arrestation, intervenait, celle d’un gros poisson, Seini Oumarou, ex Premier Ministre, ex Président de l’Assemblée Nationale et président du Mouvement National pour la Société de Développement. Selon le Ministre de l’Intérieur, Cissé Ousmane, interrogé par la presse locale, les personnes interpellées sont soupçonnées d’activités subversives. Et toujours lui d’affirmer que les interpellations se poursuivront. Toutefois, il a précisé qu’une fois les investigations bouclées, celles sur qui, il manquera de preuves seront purement et simplement relâchés.

Dans les salons de la capitale, on va au-delà des explications du Ministre de l’Intérieur. Certains parlent d’atteinte à la sûreté de l’Etat tandis que d’autres spéculent sur une tentative de déstabilisation du régime en place. Finalement c’est l’atteinte à la sureté de l’Etat qui est retenue comme chef d’accusation.

Les rumeurs font également d’interpellations au sein de la grande muette même si de sources officielles, il n’en est rien. L’un dans l’autre, c’est la deuxième vague d’interpellations dans le milieu des partisans de Mamadou Tandja depuis le coup d’Etat du 18 février 2010. La première fois, c’était dans la suite du renversement du régime de la 6ème République avec l’arrestation de Mamadou Tandja et des membres de son gouvernement surpris en conseil des ministres par les putschistes. Par finir, ces ministres ont bénéficié de mesures d’assouplissement, au cas par cas, la majorité ayant été relaxée et le restant placé en résidence surveillée après plusieurs jours passés dans un camp militaire de la capitale. Avant cette vague d’interpellations déclenchée à partir du dimanche 28 mars 2010, seuls Tandja et l’ancien Ministre d’Etat Albadé Abouba demeuraient en détention, le premier dans une villa de l’intendance de la présidence de la République et le second à la prison de Haute Sécurité de Koutoukalé.

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Césarienne : entre vérités et idées fausses…

La césarienne est-elle vraiment sans douleur pour l’enfant ? Est-il vrai qu’une femme « césarisée » ne pourra plus accoucher par voie basse ? Et qu’en est-il des motifs même de l’intervention ? Ne relèvent-ils pas parfois, de l’ordre de la convenance plutôt que du médical ? Gynécologue-obstétricien au CHU de Clermont-Ferrand, le Pr Denis Gallot fait le point sur cette pratique qui aujourd’hui, concerne un accouchement sur cinq.

Quelles indications ? Certaines césariennes sont programmées (généralement en fin de grossesse) et d’autres sont réalisées en urgence. Dans le premier cas, les raisons peuvent être propres à la mère. Un bassin trop étroit par exemple, ou certaines pathologies et antécédents médicaux. Et le Dr Gallot de citer le cas d’une patiente « transplantée du cœur et dont on va considérer qu’elle ne doit pas fournir d’effort expulsif. L’hypertension artérielle induite par la grossesse peut aussi conduire à un accouchement par césarienne. » Au même titre encore qu’un placenta praevia.

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‘’Atteinte à la sûreté de l’Etat’’ : A qui profite le ‘’complot’’ ?

Le dimanche 28 mars au soir, une dizaine de dignitaires du régime renversé par les militaires ont été mis aux arrêts. Par la suite, d’autres arrestations ont suivi. Ce qui porte présentement à quinze (15) le nombre de personnes présentement en détention dans les locaux de la Compagnie Nationale de Sécurité. Et tous sont accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat. En clair, ils sont accusés de complot pour renverser le régime installé par le coup d’Etat du 18 février 2010.

Pour quel intérêt et avec quels moyens ? Là est toute la question !

Pour ce qui est de moyens, nous ne pouvons pas dire grand-chose parce que nous n’avons aucune idée du contour du complot. Nous ne savons pas par comment les personnes accusées voudraient renverser le régime. Par les armes ou par une insurrection populaire ?

Voyons pour ce qui est de l’intérêt.

Que certains d’entre eux comme Nouhou Arzika, Ben Omar ou Kassoum Moctar, qui sont de défenseurs patentés de la Refondation de la République entreprise par le Président déchu Mahamadou Tandja, puissent s’engager, s’ils ont l’occasion, dans une entreprise de réinstallation du régime déchu, cela ne surprendrait personne. On pourrait, dans une certaine mesure, avoir la même réflexion en ce qui concerne Ibrahim Foukori et Daouda Diallo qui ont perdu leur place en la faveur de la chute du régime de Tandja.

Que des personnalités comme le DG de la SONIDEP et celui du SPEN s’engagent dans une telle entreprise, ce serait une très grande surprise pour l’opinion. De même que Ali Lamine Zeine ; s’impliquer dans une affaire de complot, ça ne lui ressemble pas.

Pour ce qui est de Seini Oumarou, il était indéniable que le bonus de trois (03) de Tandja à la tête du pays aurait pu lui permettre d’asseoir son autorité sur le MNSD-Nassara, construire son réseau relationnel sur l’ensemble du pays et se forger pour de bon l’image d’un présidentiable ; à condition, bien entendu, que les tazartchistes zélés n’aient pas sa peau. Mais il est aussi certain que le renversement du régime de Tandja, tout en l’aidant à se débarrasser d’adversaires gênants comme Albadé Abouba, a été une opportunité pour Sein Omar d’obtenir le resserrement des rangs de toutes les forces du MNSD-Nassara autour de sa personne, pour défendre les intérêts du groupe et surtout pour faire face à Hama Amadou qui, s’il échappe à la justice, dispose d’une grande capacité de nuisance avec l’énorme fortune qu’il a amassé pendant son règne à la tête du gouvernement. Que Seini Omar rentre dans une histoire de complot au risque de perdre cette opportunité, ce ne serait pas très malin de sa part.

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